Contre la privatisation de La Poste et pour la défense du service public, manifestons le 22 novembre !05/11/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2008/11/une2101.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Divers

Contre la privatisation de La Poste et pour la défense du service public, manifestons le 22 novembre !

Les fédérations CGT-SUD-FO-CFDT-CFTC appellent à des manifestations dans tout le pays samedi 22 novembre. Celles-ci devraient réunir postiers et usagers pour réclamer le retrait du projet de privatisation de La Poste initié par le gouvernement, et les moyens nécessaires pour assurer le service public postal.

En effet, Guaino, un des assistants de Sarkozy, a bien déclaré que le projet était abandonné pour le moment, mais c'est évidemment parce que la situation des marchés boursiers n'est pas favorable. Et cela n'a empêché ni lui-même, ni le ministre du Travail Xavier Bertrand, un des ministres les plus proches du président de la République, de déclarer que l'opération aurait bien lieu dans le calendrier prévu.

Alors la protestation contre cette politique du gouvernement doit continuer à se faire entendre. Depuis le début, celui-ci avance prudemment. Il craint les réactions des 300 000 postiers, excédés par les suppressions d'emplois permanentes et la dégradation continue de leurs conditions de travail et dont chacun ressent le projet de privatisation comme l'accélération de ces attaques. Et puis le gouvernement sait que les postiers bénéficient dans cette lutte de la sympathie de la majorité de la population pour qui les services assurés par La Poste sont un besoin élémentaire.

Enfin, les arguments du gouvernement disant qu'il serait obligé de privatiser parce qu'il n'aurait pas les quelques milliards nécessaires aux investissements de La Poste, apparaissent maintenant comme provocateurs, alors qu'il distribue les milliards par centaines aux banques privées. C'est bien la crainte de ces réactions qui a fait se succéder depuis septembre toute une série de déclarations rassurantes... et contradictoires, de la part des ministres et de Sarkozy lui-même, à propos de La Poste.

Malheureusement, l'attitude des directions syndicales reste très timorée. Après le succès de la grève du 23 septembre, au lieu d'enfoncer le clou, elles se sont empressées de ne rien faire et de remettre la suite de la protestation à... deux mois plus tard. Pour la journée du samedi 22 novembre, il n'y a pas de préavis unitaire et national permettant de réunir usagers et postiers travaillant ce jour-là. Certains syndicats ont quand même fait savoir qu'ils déposeraient des préavis permettant aux postiers de participer aux manifestations de cette journée. Ce serait bien la moindre des choses pour que cette protestation ait un sens. Et quelle que soit l'attitude nationale des syndicats, il est à espérer que, dans les départements, nombre de militants prendront toutes les initiatives nécessaires pour qu'il y ait, ce jour-là, le rassemblement dans la rue des postiers et des usagers, dans un maximum de villes et de quartiers.

Au moment où les cadeaux se succèdent pour le patronat, au moment où le monde du travail se voit agressé de toute part, et où se poursuit une politique de destruction systématique des services publics, il serait indispensable qu'une réaction se fasse entendre. La journée de protestation contre la privatisation de La Poste peut en être l'occasion et plus il y aura de monde ce jour-là au coude à coude, plus ce sera bénéfique pour les postiers bien sûr, mais aussi pour le reste de la population laborieuse.

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