Carrefour - Région lyonnaise : La direction condamnée pour salaires inférieurs au smic05/11/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2008/11/une2101.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Carrefour - Région lyonnaise : La direction condamnée pour salaires inférieurs au smic

Depuis juillet 2004, dans l'ensemble des hypermarchés Carrefour, une grande partie des employés sont payés en dessous du smic horaire.

Vendredi 24 octobre, le tribunal de police de Lyon a condamné cette pratique illégale pour un montant de 3 000 euros, multiplié par les 429 infractions relevées par l'inspection du travail dans les hypermarchés Carrefour de Givors et d'Ecully : soit au total près de 1,3 million d'euros. Cette victoire juridique a été possible grâce à des procès-verbaux dressés en 2006 par des inspecteurs du travail, à la demande de délégués CGT de ces magasins. Maintenant, pour récupérer leur dû (entre 1 000 et 2 000 euros), les salariés concernés doivent aller devant le conseil des prud'hommes.

La plupart des plus grandes enseignes de la grande distribution ne paient même pas au smic un nombre important de leurs salariés. Des centaines de milliers d'employés sont concernés. Pour Carrefour, c'est 70 % du personnel qui est payé en dessous du smic pendant certaines périodes et, pour Champion, c'est plus de 80 %.

De nombreux procès-verbaux d'inspecteurs du travail ont été dressés partout en France. À Tarbes, le tribunal de police a condamné Champion et Leclerc. À Perpignan, c'est le conseil des prud'hommes qui a condamné Carrefour.

Les grands groupes capitalistes du commerce, non contents de faire parader au top des grandes fortunes leurs principaux actionnaires - Mulliez (Auchan), première fortune de France, Arnaud (Carrefour), deuxième... -, n'ont aucun scrupule à payer des salaires de misère, en dessous du minimum légal.

Cette condamnation prononcée contre Carrefour est un encouragement aux travailleurs à continuer d'agir pour récupérer l'argent qui leur est dû. Et, au-delà, pour imposer une vraie augmentation de salaire, qui aujourd'hui ne devrait pas être inférieure à 300 euros pour tous.

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