Le licenciement des plus de 50 ans encore facilité18/08/20062006Journal/medias/journalnumero/images/2006/08/une1985.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Le licenciement des plus de 50 ans encore facilité

Une circulaire de l'Unedic datée du 25 juillet définit deux nouveaux cas d'exonération de la contribution Delalande, cette pénalité pouvant atteindre douze mois de salaire et que l'article L321-13 du code du travail impose aux patrons licenciant un salarié de plus de 50 ans. Désormais, elle n'est plus due si le licencié accepte une convention de reclassement personnalisé (CPR) et si, faute de reclassement à l'issue de cette CPR, il bénéficie de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE).

Le contribution Delalande n'a certes jamais empêché les patrons de licencier des salariés en fin de carrière, donc en général mieux payés que des jeunes embauchés. Elle les a seulement incités à préférer des préretraites FNE, tant que ce dispositif était largement ouvert. Mais cela n'a pas empêché les Chambres de commerce et d'industrie et toutes les organisations patronales de militer pour sa suppression et, en attendant, pour obtenir le plus de cas d'exonération possible. Ceux-ci sont maintenant au nombre de treize, et la fin de la contribution Delalande est prévue pour le 1er janvier 2010.

Le grand argument des patrons est que le maintien de cette contribution dissuaderait d'embaucher des chômeurs de plus de 50 ans, et même de plus de 45 ans. Comme si l'existence de cette taxe était la véritable raison qui les empêchait d'embaucher des seniors! La taxe Delalande rapportait près de 500 millions d'euros. C'est autant de moins que les patrons auront à payer. Et que ces gens-là acceptent la moindre contrainte d'embauche ou le moindre contrôle, il ne faut pas rêver!

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