À La Poste à Paris05/06/20032003Journal/medias/journalnumero/images/2003/06/une1818.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

À La Poste à Paris

À La Poste de Paris, le 3 juin, la grève a été plus suivie que le 19 mai, sans atteindre cependant le niveau du 13 : il y a tout de même 50% de grévistes dans certains bureaux. Dans les services financiers, CCP et CNE, c'était la même tendance, à un niveau un peu plus faible de participation.

Dans quelques arrondissements des contacts avaient été pris avec les salariés de la SNCF ou des grévistes de l'enseignement, et des cortèges communs ont été organisés au départ des arrondissements pour se rendre à la gare de l'Est. À Saint-Lazare, les grévistes de La Poste et de l'enseignement furent invités à l'assemblée des cheminots réunissant près de 300 personnes qui votèrent la grève dans l'enthousiasme.

Les Postaux de Paris étaient plusieurs centaines à la manifestation, dont une grande partie dans le cortège CGT qui dépassait les 400 manifestants. Dans la plupart des bureaux et des centres financiers, les militants avaient appelé, dès la veille, à la continuation de la grève le 4 et les jours suivants. À l'initiative de quelques sections CGT, dont celle de la Recette Principale de Paris-Louvre, une réunion commune de tous les grévistes de La Poste était appelée pour le 4 juin au matin. Après quelques réticences, le syndicat parisien CGT se rallia à ce rassemblement.

Mercredi 4, même si le nombre des grévistes fléchissait partout, les plus décidés se sont rassemblés pour continuer l'action. À la Recette Principale de Paris-Louvre, à 7 heures du matin, 70 postiers étaient déjà réunis avec les syndicats, tous services réunis, les guichets en totalité fermés, en se préparant à accueillir leurs camarades des autres centres. Par ailleurs d'autres actions étaient en préparation le mercredi comme le jeudi en direction des camarades de La Poste en vue de montrer notre volonté de faire reculer le gouvernement.

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