CSG : Un "impôt sécu" qui pèse surtout sur les salariés05/06/20032003Journal/medias/journalnumero/images/2003/06/une1818.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

CSG : Un "impôt sécu" qui pèse surtout sur les salariés

La Contribution sociale généralisée (CSG) a été créée par le gouvernement socialiste de Rocard en 1991. A l'époque, il prétendait "donner à la Sécurité sociale un financement plus sûr et plus réparti".

L'idée était tellement bonne que depuis tous les gouvernements l'ont reprise. Ainsi, Balladur fit passer son taux de 1,1% à 2,4% en juillet 1993. Le déficit croissant de la Sécurité sociale servit de prétexte à Juppé pour relever le taux de la CSG à 3,4% en janvier 1997, élargissant au passage son assiette aux indemnités journalières, aux pensions des retraités imposables et aux allocations chômage supérieures au Smic. Il en profita également pour créer un nouvel impôt, la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), prélèvement de 0,5% sur tous les revenus. Enfin au 1er janvier 1998, sous prétexte de substituer la CSG à la cotisation maladie des salariés, le tandem Aubry-Kouchner porta le taux de la CSG à 7,5%, qui reste le taux actuel.

Ces relèvements successifs ont fait de la CSG un des impôts les plus lourds, représentant plus de 63 milliards d'euros en 2002. Cet "impôt Sécu" est certes applicable à toutes les formes de revenus, mais contrairement aux affirmations de son créateur, il n'a rien d'équitable car le même taux s'applique à tous, riches ou pauvres. Il ne touche pratiquement pas aux revenus du capital. Les revenus du patrimoine et des placements n'ont contribué que pour 10,5% au financement de la CSG en 2002. En revanche, cet impôt est essentiellement supporté par les salariés, qu'ils soient actifs, chômeurs ou retraités puisque la même année, ils ont financé la CSG à plus de 75%.

La CSG est ainsi devenue le premier impôt direct. En 1999, son produit représentait déjà 354,4 milliards de francs en 1999, auxquels s'ajoutaient 28,7 milliards au titre de la CRDS, alors que l'impôt sur le revenu ne rapportait la même année que 333,6 milliards de francs.

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