Burkina-Faso : Régime autoritaire cherche investisseurs09/11/20012001Journal/medias/journalnumero/images/2001/11/une-1738.gif.445x577_q85_box-0%2C11%2C166%2C227_crop_detail.jpg

Dans le monde

Burkina-Faso : Régime autoritaire cherche investisseurs

Après avoir bradé et privatisé une grande partie des entreprises publiques depuis juillet dernier, notamment l'Office national des barrages et aménagement hydrauliques (Onah), l'Office national des puits et forages (Onpf) ou encore, partiellement, l'Office national de l'eau et la Société nationale d'électricité, Blaise Compaoré tente de séduire les investisseurs étrangers en vantant les mérites d'un "système démocratique et stable dans un environnement libéral". Le "système" garantit "la liberté d'investir et le libre transfert des revenus provenant des capitaux investis". Les entrepreneurs peuvent donc venir piller le Burkina et rapatrier les profits en toute tranquillité. Et d'ajouter à l'intention des banques et des multinationales qu'elles pourront disposer d'une "abondance de ressources agricoles et minières" et surtout d'une "main-d'oeuvre dynamique et pleine d'ardeur au travail", c'est-à-dire taillable et corvéable à merci selon Compaoré.

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