SNCF Paris-Nord : La direction contrainte d'accepter de titulariser des emplois-jeunes12/10/20012001Journal/medias/journalnumero/images/2001/10/une-1734.gif.445x577_q85_box-0%2C11%2C166%2C227_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

SNCF Paris-Nord : La direction contrainte d'accepter de titulariser des emplois-jeunes

41 emplois-jeunes devaient être titularisés avant la fin 2001sur la région Nord de la SNCF, suivant l'accord national signé entre la direction et les syndicats. 11 devaient l'être sur l'établissement de Paris-Nord dès le 1er octobre. Ils avaient même reçu une lettre à domicile les informant de leur passage au "cadre permanent". Il avait fallu plusieurs mobilisations des emplois-jeunes et des cheminots pour contraindre la direction à ces embauches. Et ces emplois-jeunes, qui travaillent à la SNCF depuis plusieurs années, attendaient avec impatience cette embauche définitive.

Mais le 5 octobre, la direction annonçait l'annulation de ces titularisations ! Une lettre de Pépy, le directeur commercial de la SNCF, recommandait le gel de toute embauche pour raisons budgétaires ! Comme si la titularisation de quelques emplois-jeunes allait mettre en péril la SNCF. La direction s'asseyait donc sur sa signature et la parole donnée.

Les syndicats se sont indignés de cette décision scandaleuse et ont appelé à une réunion sans préavis dès le lundi suivant. Lundi 8, les 40 cheminots et emplois-jeunes qui ont assisté à cette assemblée ont décidé de demander des comptes à la direction régionale.

Celle-ci a entendu ses quatre vérités mais maintenait sa position. Nouveau coup de théâtre quand un syndicaliste apprit que la direction nationale revenait sur cette mesure et renonçait à suspendre les embauches. Le directeur, piteux, confirmait quelques minutes plus tard !

C'était donc le soulagement pour tous les emplois-jeunes concernés et les cheminots présents. Nous avons vu que la direction est prête à tous les coups fourrés. Mais nous avons montré aussi que nous savions réagir et la faire reculer.

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