Écoles primaires : nombre de classes insuffisant

04 Septembre 2019

Michel Blanquer et Édouard Philippe en visite dans une école primaire des Hauts-de-Seine se sont glorifiés du bilan éducatif du gouvernement. Ils mettent en avant les dédoublements des classes de CP et de CE1 en zone d’éducation prioritaire.

Dans le pays, 10 800 classes de ces niveaux auraient un effectif de 12 élèves. C’est une évidence que l’apprentissage en général, et celui de la lecture en particulier, est facilité par la diminution du nombre d’élèves par classe.

Mais le gouvernement fait payer à tous les autres élèves ce progrès qui reste trop partiel. En primaire, sur 250 000 classes au total, un quart accueillent plus de 25 élèves. À l’école maternelle, la moitié des classes sont également dans ce cas. Par exemple, lundi 2 septembre, les parents de l’école maternelle Jules-Verne de Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne) dénonçaient une moyenne de 31 élèves par classe suite à une fermeture.

Le dédoublement des classes en CP et CE1 nécessiterait, à lui seul, la création de 2 253 postes pour la rentrée. Comme les créations de postes sont inférieures à ce chiffre, les moyens ne suffisent pas à couvrir les besoins. Donc, les postes sont pris ailleurs.

Ainsi, 200 fermetures de classe sont prévues à la rentrée aussi bien en ville qu’en milieu rural, ce qui a comme conséquence de surcharger encore plus les autres classes, voire d’imposer des trajets importants à des enfants. À Choisy-le-Roi, les parents d’élèves occupaient l’école Victor-Hugo dès lundi 2 septembre, après l’annonce de la fermeture d’une classe qui aboutit à une moyenne de 27 élèves par classe pour l’école. En Seine-et-Marne, les parents étaient également mobilisés dans plusieurs villes contre des fermetures de classes, notamment à Émerainville et à Chelles.

Ainsi, au-delà des effets d’annonce, la politique d’économies du gouvernement l’amène à détériorer encore davantage les conditions d’éducation dans la majorité des écoles du pays.

Léna PIGALLI