Une casserole au perchoir

12 Septembre 2018

S’il en est un qui, dans le petit monde qui gravite autour de Macron, a dû se réjouir de la démission de Hulot du gouvernement, ce doit être Richard Ferrand. Par un jeu de dominos, il va prendre la présidence de l’Assemblée nationale à la place de De Rugy qui prend celle de Hulot comme ministre.

C’est une promotion pour ce très proche du président, ancien baron du PS, qui traîne pourtant derrière lui une casserole de prise illégale d’intérêt qui pourrait le mener au tribunal. En 2011, les Mutuelles de Bretagne, dont Ferrand était administrateur, ont rénové pour 184 000 euros, puis loué, un local appartenant à sa compagne. Ce risque judiciaire avait déjà obligé Ferrand à abandonner un poste de ministre tant convoité après seulement un mois en juin 2017.

C’est donc un ambitieux, ayant tendance à confondre ses fonctions officielles avec son intérêt personnel, qui devient le 4e personnage d’un État secoué régulièrement par des affaires, sous Macron… comme sous ses prédécesseurs.