Macron : un an d’attaques contre les travailleurs

08 Mai 2018

Macron fête sa première année à l’Élysée, mais seuls les plus aisés ont des raisons de se féliciter de son élection.

Une étude de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) montre que « les 5 % les plus aisés des ménages capteraient 42 % des gains liés aux réformes du début du quinquennat ».

En effet en un an, depuis son élection en mai 2017, des milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches ont été décidés par Macron. L’impôt sur la fortune remplacé par un impôt sur les seuls biens immobiliers, c’est un cadeau de 3,2 milliards d’euros. L’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital, limité à 30 %, c’est 1,3 milliard de plus. La suppression de la taxation de 3 % sur les dividendes, c’est 1,8 milliard, et la baisse de l’impôt sur les sociétés encore 1,2 milliard. Et ce sera encore plus dans l’avenir, puisque le gouvernement prévoit qu’en 2022, à la fin du quinquennat, le taux de cet impôt sera de 25 %, contre 33,3 % en 2017. Les plus riches, en un an de Macron, peuvent donc comptabiliser près de 12 milliards d’euros de cadeaux.

Quant au reste de la population, les plus modestes mais aussi ceux que les statisticiens classent dans les classes moyennes, la politique d’économies de Macron leur coûte globalement près de 24 milliards d’euros. C’est 4,5 milliards d’euros avec la hausse de la CSG, 12 milliards avec les coupes dans les budgets de l’État et de la Sécurité sociale. Pour les collectivités locales c’est encore 3 milliards de moins de dotations. Et il faut y ajouter la baisse des APL, la réduction du nombre des contrats aidés, l’augmentation de deux euros du forfait hospitalier, le rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires et le gel des pensions de retraite.

Macron, qui se disait le président du changement, a donc surtout continué la politique menée par ses prédécesseurs Hollande et Sarkozy. Ses attentions vont aux plus riches, sous prétexte de relancer l’économie et de diminuer le chômage, qui reste toujours un chômage de masse. C’est même aux plus riches des riches que profite cette politique.

Cédric DUVAL