Premier mai : dans la rue !

25 Avril 2018

Les manifestations de cheminots, agents de la fonction publique, salariés du privé, retraités, étudiants, se succèdent, montrant que la colère face à Macron ne faiblit pas. Dans les milieux populaires et chez les jeunes, ce sentiment est largement partagé.

Entre deux journées de mobilisation, le mardi 1er mai vient fort à propos fournir aux travailleurs une occasion de plus de manifester contre les attaques à feu nourri de l’équipe Macron, et contre l’arrogance du président des riches.

Depuis que les dirigeants de l’Internationale ouvrière l’ont proclamé en 1889 journée de lutte des prolétaires de tous les pays, le Premier mai est une date importante pour les travailleurs. Férié ou non, avec ou sans autorisation des pouvoirs publics, le Premier mai leur permet d’affirmer la nécessité de lutter pour défendre leurs droits.

Il permet aussi d’affirmer la communauté d’intérêts des travailleurs à l’échelle internationale, qu’ils aient ou non un emploi, qu’ils vivent dans leur pays ou qu’ils aient dû le quitter, chassés par la misère et les guerres.

Car c’est sur toute la planète que les possédants défendent leurs privilèges et passent à l’attaque pour en avoir toujours plus. Partout, les capitalistes et les pouvoirs politiques à leur service tentent d’imposer la baisse du niveau de vie, la précarité. Là où ils existent, les services publics utiles à la population font les frais de leur rapacité.

Partout les possédants défendent leurs intérêts de classe. Aux travailleurs d’affirmer les leurs : le 1er mai en est l’occasion.

Lutte ouvrière appelle à participer aux manifestations qui auront lieu dans les différentes villes. À Paris, le rendez-vous est à 14 h 30, place de la Bastille.

Viviane LAFONT