Christian Streiff - Un système de fous

11 Février 2009

« L'automobile n'a pas fauté. Nous avons fait notre métier ». C'est ce qu'a déclaré Christian Streiff, le PDG de PSA Peugeot Citroën, qui a accusé les banques de ne pas faire « leur travail de prêteur », en ajoutant : « Si le système bancaire fonctionnait un tout petit peu, nous n'aurions rien demandé à l'État. »

Il est vrai que les milliards d'aides aux banques auraient dû trouver là l'occasion de s'investir, s'ils avaient eu pour but de relancer l'économie comme le prétend le gouvernement, et non de renflouer les spéculateurs.

Mais on peut aussi se demander ce que les actionnaires des groupes automobiles font de leurs dividendes accumulés au long des années, qui se sont chiffrés par milliards, y compris très récemment, puisque pour Renault par exemple ils ont atteint, rien qu'au premier semestre 2008, 1,46 milliard. Tout simplement, ils n'investissent pas dans les usines parce qu'ils estiment que les perspectives de profits ne sont pas suffisantes. Et ces adeptes de la libre concurrence, qui ne manquent pas une occasion de louer un système où les « battants », ceux qui réussissent, savent prendre des risques, attendent... les aides de l'État !

Ils exploitent le travail des autres, ruinent l'économie, pillent les fonds publics, et démontrent ainsi que le système capitaliste n'est qu'une gigantesque entreprise de racket.

S. M.