Compte-rendu des meetings d'Arlette Laguiller à Saint-Etienne, et La Roche-sur-Yon

22 Février 2002

À Saint-Etienne , le 19 février

350 personnes étaient présentes mardi 19 février pour écouter Arlette Laguiller à Saint-Etienne. Un public populaire - ce qui n'est pas anormal dans une ville qui est restée une ville ouvrière malgré les fermetures d'entreprises industrielles qui ont durement touché cette agglomération. Un public jeune aussi, ce qui apportait une réponse appropriée à la question posée à la " une " d'un hebdomadaire local : " Les jeunes s'intéressent-ils à la politique ? ". Pour ce qui est de l'intérêt pour les idées révolutionnaires, en tout cas, on peut dire : oui, des jeunes ne sont pas insensibles à ces idées.

Le débat qui suivit l'exposé de notre camarade permit de faire le point sur plusieurs questions. Des intervenants immigrés l'interrogèrent : que propose-t-elle pour mettre un terme aux discriminations diverses que subissent les travailleurs immigrés dans notre pays ? Que pense-t-elle du droit de vote pour les immigrés ? Le troisième évoqua la dette que les pays riches ont envers les pays du Tiers-Monde, exploités dans le passé et encore aujourd'hui par les grands trusts des pays capitalistes. Arlette Laguiller s'expliqua sur ces questions, rappelant ce qu'elle avait dit dans son exposé, en particulier pour réclamer cette mesure de justice élémentaire qui serait d'accorder le droit de vote, et à toutes les élections, aux immigrés.

À la Roche-sur-Yon, le 15 février

250 personnes ont assisté au meeting d'Arlette Laguiller, qui parlait pour la première fois dans cette ville qui est la seule de gauche (plurielle, majorité PS) de Vendée, fief de De Villiers.

Pendant la préparation du meeting, beaucoup des personnes rencontrées par nos camarades avaient exprimé leur sympathie et leur satisfaction de sa présence en Vendée.

L'assistance, populaire, était très attentive. Les médias très présents, FR3, TF1, deux télés locales câblées et la presse régionale, ont peut-être un peu gêné le débat, les auditeurs n'osant pas parler devant les caméras.

A une personne qui demandait comment on pourrait gouverner le pays avec la révocabilité, " car on sera tout le temps en train de voter ", Arlette répondit qu'il n'était " pas plus difficile de révoquer quelqu'un que de l'élire " et qu'il est indispensable, face aux promesses non tenues et aux affaires qui agitent le milieu politique, qu'il y ait un contrôle véritable de la population sur les élus.

Enfin, à une critique disant que LO serait une organisation réformiste ne défendant pas l'abolition du salariat, Arlette répondit que c'était faux mais que la classe ouvrière devait utiliser les élections pour s'exprimer, voire montrer sa force pour préparer les luttes à venir.

Les discussions se prolongèrent ensuite après le meeting.