La Réunion - Le Parti Communiste entre les émeutes et la majorité présidentielle

La Réunion a connu aux mois de février et mars plusieurs semaines d'émeutes. L'île de la Réunion située dans l'Océan Indien, à 700 kilomètres à l'Est de Madagascar, d'une superficie de 2 500 kilomètres carrés et d'une population de près de 600 000 habitants, est une vieille colonie française. Elle a, depuis 1946, le statut d'un département français, c'est-à-dire théoriquement le même régime politique et administratif que Paris ou les Bouches-du-Rhône, et ses habitants sont des citoyens français à égalité de droit, théoriquement toujours, avec ceux de Lyon ou de Bretagne.

Les Kurdes victimes de l'impérialisme, des Etats qui les oppriment, mais aussi de leurs propres dirigeants nationalistes

La répression contre la révolte kurde par Saddam Hussein et l'exode qui s'en est suivi pour des centaines de milliers de Kurdes massés aux frontières de l'Irak, de la Turquie et de l'Iran, qu'on envisage maintenant de parquer dans des camps, ont mis en lumière la situation révoltante de ce peuple de quelque 25 millions de personnes, le seul de cette taille à n'avoir droit à aucune existence indépendante, écartelé qu'il est depuis la fin de la Première Guerre mondiale entre quatre États différents.

États-Unis - La fin du syndrome vietnamien ?

Au moment même où l'offensive terrestre américaine contre l'Irak se mettait en branle, George Bush déclarait triomphalement : « Nous avons mis fin au syndrome du Vietnam. »

Ce n'est peut-être pas aussi simple que Bush veut bien le dire, mais il est certain que l'opposition manifestée pendant des années par la population américaine contre toute nouvelle guerre, sa crainte d'un nouveau Vietnam, n'ont pas suffi à empêcher la bourgeoisie américaine d'entrer en guerre contre l'Irak.

La gauche et les guerres coloniales

La Deuxième internationale et la question coloniale.

La question coloniale se posa très tôt au mouvement socialiste naissant car, à partir de 1880, la course aux conquêtes coloniales était devenue effrénée.

Pour les jeunes partis socialistes qui se construisaient en opposition résolue à la société capitaliste, la condamnation des expéditions et des pillages coloniaux ne faisait aucun doute, et ne faisait qu'une avec la condamnation de l'exploitation capitaliste.

Guadeloupe Les nationalistes : de l'activisme syndical à la gestion des affaires

Il y a quelque temps, en Guadeloupe, l'une des plus vieilles colonies françaises dans les Caraïbes, un ex-syndicat, l'UPG ( « Union des paysans pauvres de la Guadeloupe » ), se transformait en « Union des producteurs de la Guadeloupe ».

Ce fait aurait pu paraître tout à fait banal si l'UPG n'était autre que le principal syndicat des paysans pauvres de la Guadeloupe, dirigé par les nationalistes indépendantistes de l'UPLG ( « Union populaire pour la libération de la Guadeloupe » ) et s'il n'avait été, il y a quelques années, à la tête des luttes paysannes en Guadeloupe.

Europe centrale et balkanique La poussée des nationalismes

La fin de la mainmise de la bureaucratie soviétique sur les ex-Démocraties Populaires et l'écroulement des dictatures sous sa protection directe ou indirecte, ont laissé le champ libre à une poussée de nationalisme en Europe centrale et balkanique. Dans un contexte de crise économique et sociale, de recul profond de la conscience de classe du prolétariat, tout à fait absent de la scène politique, cette poussée nationaliste est en train de faire ressurgir l'ancienne « question des Balkans », en même temps qu'elle submerge toute l'Europe centrale.

URSS - Maintien de l'Union et droit des peuples à disposer d'eux-mêmes

Les « oui » ont donc obtenu une nette majorité dans le référendum pour ou contre le maintien de l'Union, organisé en URSS le 17 mars dernier. Les résultats « préliminaires » - les seuls officiellement annoncés au moment où nous écrivons - indiquent une participation de 80 % à l'échelle de l'ensemble de l'Union, et de 76 % pour le maintien de l'URSS comme fédération d'États.

Golfe L'après-guerre et ses inconnues

La guerre du Golfe est donc terminée. Après plus d'un mois de bombardements intensifs sur l'Irak, il aura suffi de quelques jours d'une offensive terrestre particulièrement meurtrière pour l'armée irakienne pour amener la débâcle de celle-ci et l'acceptation, par Saddam Hussein, de toutes les conditions des vainqueurs. Les dirigeants de l'impérialisme américain, grand maître d'oeuvre depuis le mois d'août 1990 de la coalition rassemblée contre l'Irak pour le contraindre à évacuer le Koweït, peuvent célébrer une victoire militaire pratiquement totale.

Les intégrismes religieux, instruments de la réaction politique

Dans leurs déclarations, les dirigeants de la coalition impérialiste prennent le plus grand soin d'affirmer que le conflit qu'ils mènent au Moyen-Orient n'est dirigé ni contre les Arabes, ni contre l'islam. Nous sommes intervenus pour voler au secours du Koweit, pays arabe et musulman, à l'appel de l'Arabie saoudite, autre pays arabe et musulman, ne cessent-ils de répéter. « Nous n'avons rien contre les Arabes et contre l'islam », proclament-ils.

Haïti : Aristide au Palais présidentiel, mais l'armée dans les casernes qui l'entourent

Le 7 février 1991, Jean Bertrand Aristide, élu en décembre 1990, a pris officiellement sa fonction de président de la République de Haïti.

Il aura donc fallu exactement cinq ans depuis la chute de la dictature héréditaire des Duvalier pour qu'un président véritablement élu et un régime électif se mettent en place en Haïti. Pendant cinq ans, de coup d'État en coup d'État,les uns réussis, les autres ratés, ce fut une monotone litanie de dictatures militaires, interrompue seulement par l'éphémère gouvernement civil de Manigat, mis en place puis rejeté par l'armée.