Yougoslavie - Les révolutionnaires et la dislocation de la Fédération
Onze ans après la mort de Tito en mars 1980, l'histoire fait en Yougoslavie une marche arrière spectaculaire.
Onze ans après la mort de Tito en mars 1980, l'histoire fait en Yougoslavie une marche arrière spectaculaire.
Le putsch du 19 août et surtout son échec ont donné un coup d'accélérateur à la situation politique en URSS.
Les putschistes, représentants de ceux que l'on appelle les « conservateurs » et presque tous membres du gouvernement récemment mis en place par Gorbatchev, n'ont pas eu le soutien qu'ils espéraient des hautes sphères de l'armée et du KGB.
L'armée et la police, ces deux appareils constitutifs de tout État n'étaient déjà plus ni assez homogènes - les circonstances de l'échec du putsch l'ont prouvé - ni des appareils obéissant à un seul centre d'autorité.
On pourrait penser que c'est l'écroulement de la mainmise de la bureaucratie soviétique sur feu le « bloc de l'Est » qui explique le fait que la remontée des nationalismes dans l'Est de l'Europe se produise aussi brutalement et en même temps.
Bien que les prochaines élections puissent se tenir n'importe quand dans les douze mois qui viennent, la campagne électorale est déjà largement engagée. En fait, elle a commencé, au moins en arrière-plan, dès le mois de novembre, au moment où Thatcher a démissionné de son poste de premier ministre.
La Guadeloupe est une île des Caraïbes sous domination française depuis plus de trois siècles.
Administrativement, elle est, depuis 1946, classée « département français » après avoir été colonie. Et colonie elle l'était réellement avec toutes les discriminations d'une telle situation.
Le changement de statut de 1946 n'a jamais pu gommer le fait que ce petit territoire reste un pays sous tutelle. Et cela, même en dépit du fait que les aspects les plus criants du colonialisme ont disparu progressivement au cours des trente dernières années.
Les dix ans de présidence de Mitterrand, et de gouvernement de gauche (mise à part la parenthèse de la cohabitation, avec le gouvernement Chirac, de 1986 à 1988), ont fait se multiplier dans la gauche française les « re » quelque-chose. Le PCF, avec les « rénovateurs » de l'ex-porte-parole de ce parti Pierre Juquin, les « reconstructeurs » de l'ancien ministre Marcel Rigout, et autres « réformateurs », semblait dans un premier temps avoir l'exclusivité du phénomène.
Depuis un peu plus d'un an, les États africains issus de l'ancien empire colonial français, semblent avoir été touchés par une sorte de contagion. Voilà que les dictateurs de ces pays, au pouvoir souvent depuis dix, quinze voire trente ans, dirigeant leur pays dans le cadre de régimes à parti unique, voire sans parti du tout, se mettent, les uns après les autres, à afficher leur conversion au multipartisme qu'ils appellent démocratie. Ces conversions sont parfois précédées, parfois suivies de coups de colère venant de la population.
Avec la guerre du Golfe, l'impérialisme américain peut se flatter (et il ne s'en prive pas) d'avoir remporté une victoire militaire, morale et politique. Morale, un peu moins cependant depuis que les Chiites, dont on parle peu, et les Kurdes, dont on parle plus, se sont fait massacrer.
Le XIIIe Congrès mondial du Secrétariat Unifié de la IVe Internationale, qui s'est tenu au mois de février dernier, a donné lieu entre autres à des débats entre tendances sur les perspectives de construction de l'Internationale par une insertion - selon les termes employés - dans « le mouvement ouvrier de masse » .