France - Va-t-on vers le dernier congrès de la Ligue communiste révolutionnaire ?
Depuis le 11 janvier, cinq jours avant le jour prévu pour le second tour des élections législatives, c'est à nouveau l'armée qui exerce directement le pouvoir en Algérie.
On se souvient du tohu-bohu déclenché en France lorsque, il y a 10 ans, Mitterrand et la Gauche unie arrivèrent au gouvernement et décidèrent de nationaliser un certain nombre de grandes entreprises industrielles et bancaires. Pour les partis de droite écartés alors de la mangeoire gouvernementale, c'est tout juste si on ne s'acheminait pas vers le bolchevisme.
En France, bien des travailleurs sont décontenancés par ce qui se passe en Yougoslavie. Dans les ateliers de Renault Flins ou de Peugeot, ils ont des camarades de travail émigrés de Yougoslavie qui étaient jusqu'ici des Yougoslaves et pas spécialement des Monténégrins, des Kosovars, des Macédoniens, des Serbes ou des Croates. Et si un certain nombre de travailleurs français ou même yougoslaves sont allés en vacances à Dubrovnik, ce n'était pas pour eux en Croatie, mais tout simplement en Yougoslavie.
Après les deux années sans scrutin national que nous venons de traverser (ce qui constitue une situation exceptionnelle pour ce pays), la vie politique française est de nouveau dominée, depuis déjà plusieurs mois, par les prochaines échéances électorales.
La situation intérieure reste dominée essentiellement par le marasme économique, l'aggravation du chômage et accessoirement par l'approche des prochaines échéances électorales.
En 1979, l'arrivée de Khomeiny au pouvoir en Iran constituait la première grande victoire politique de l'intégrisme musulman depuis la création de l'Arabie saoudite. Sous ses différentes versions, sunnites ou chiites, cet intégrisme a fait de notables progrès ces dernières années dans nombre de pays musulmans. Il est devenu une force politique avec laquelle il faut compter dans les camps de réfugiés palestiniens, et il est aujourd'hui en situation de disputer le pouvoir au FLN en Algérie.
Avec la dissolution officielle du Pacte de Varsovie, les pays de l'Europe centrale ont liquidé les derniers vestiges de leur subordination passée à l'Union Soviétique.
La transition de dictatures dominées par des partis monolithiques à des régimes parlementaires plus ou moins démocratiques est partout parachevée.
Dernière en date des ex-Démocraties Populaires à suivre le mouvement, l'Albanie a fait à son tour sa mue en changeant le nom de l'ex-Parti Communiste dirigeant en Parti Socialiste, sans pour autant changer l'équipe au pouvoir.