Nationalisme écossais et illusions régionalistes
Depuis les élections du 21 avril, c'est une coalition de gauche qui dispose de la majorité parlementaire en Italie. C'est, comme l'a souligné la presse, la première fois depuis cinquante ans. En effet, depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le pays n'a connu qu'une succession de coalitions gouvernementales toujours axées sur le Parti démocrate-chrétien, qui a ainsi fourni pendant un demi-siècle l'essentiel du personnel politique.
Le texte qui suit est paru dans le dernier numéro du journal "Rabotchaïa Borba" que publie en Russie un tout petit groupe qui sympathise avec notre courant international. La Lutte de Classe a déjà publié des textes de ce groupe (des tracts politiques et des bulletins d'usine) dans son N 2 d'octobre 1993.
Ce texte-ci appelle des explications car, si les faits et noms qui y apparaissent sont connus du public russe, tel n'est pas forcément le cas ailleurs.
Le 16 juin devrait se dérouler l'élection présidentielle en Russie, la première dans ce pays depuis l'effondrement de l'URSS fin 1991. Six mois après la déroute aux législatives des candidats du pouvoir et la victoire du KPRF (le Parti communiste de la Fédération de Russie), qui dirige avec ses alliés le Parlement (la Douma), Boris Eltsine, briguant sa propre succession, reste distancé dans les sondages par son principal concurrent, le candidat du KPRF, Guénnadi Ziouganov.
Le Parti Communiste Français vient-il de relancer une dynamique à gauche, comme il le prétend ? Redonner l'espoir qui en effet avait disparu ces derniers temps de ce côté de la vie politique ? S'il s'en vante, il semble pourtant un peu tôt pour le dire.
Les quatre départements d'outre-mer (DOM) viennent de passer le cap des cinquante ans de départementalisation. Le 19 mars 1946, fut en effet votée à l'Assemblée nationale française, la loi de "départementalisation" qui transformait juridiquement lesdites "vieilles colonies" en départements.
Les récents tirs de missiles chinois dans le détroit de Taïwan sont venus rappeler que, en plus des nombreux conflits ouverts ou larvés qui se perpétuent aux quatre coins du monde, en plus de ces pays d'Afrique ou d'ailleurs qui sombrent dans d'interminables guerres civiles, il subsiste également bien des zones de tension qui, comme dans le cas de celle entre Taïwan et la Chine, pourraient, le cas échéant, devenir la cause de confrontations.
Ce n'est pas d'aujourd'hui que la Ligue communiste révolutionnaire éprouve le besoin d'ajouter sa propre voix au concert du PCF qui fait de Maastricht le responsable de tous les maux de la société, reprenant à son compte des arguments équivoques, voire qui ne le sont malheureusement même pas.
Relevons seulement quelques exemples dans ce florilège.
Il est beaucoup question de l'Europe ces temps-ci, et plus particulièrement de la monnaie unique européenne prévue par le traité de Maastricht.
Les débats entre gouvernements européens discutant âprement du nom qu'ils donneraient à une monnaie qui, avant même d'avoir vu le jour, a déjà vu changer son nom de baptême d'"écu" en "euro", ont pu paraître byzantins. Mais ils sont caractéristiques des difficultés sur lesquelles butte ce qu'il est convenu d'appeler la construction européenne.