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- Lutte ouvrière n°3040
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Les jeunes en lutte
Toulouse
À Toulouse, aucun syndicat n’avait déposé de déclaration de manifester et la préfecture avait interdit la tenue de tout rassemblement.
Les forces de police présentes massivement contrôlaient les accès, confisquant pancartes et drapeaux, proposant de noter l’identité sur le matériel réquisitionné pour qu’on puisse aller le récupérer au commissariat.
Malgré les menaces d’amendes, de nombreux manifestants sont venus au rendez-vous donné par les réseaux sociaux à 14 heures sur les allées Jean-Jaurès. La préfecture les a chiffrés à plus de 2 000, mais ils étaient sans doute plus de 5 000, sans compter tous ceux qui ont été bloqués par la police et qui parcouraient les petites rues pour rejoindre le gros du rassemblement.
Celui-ci était plutôt bon enfant, avec beaucoup de jeunes, de nombreuses pancartes et une fanfare déambulant en son milieu.
Dès 15 heures, après que les manifestants eurent été repoussés vers la gare Matabiau, les gaz lacrymogènes ont commencé à pleuvoir. La police voulait éloigner les manifestants du centre-ville.
Un cortège s’est formé, a parcouru de petites rues derrière la gare et a été dispersé à coups de grenades et de jets de canons à eau lorsqu’il s’en est à nouveau rapproché. Des échauffourées ont continué dans la soirée, dans le quartier Jolimont et au centre-ville, où la police, ayant bien du mal à distinguer les manifestants de ceux qui s’étaient déguisés pour Halloween a préféré… gazer tout le monde.