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Dans les entreprises
Une réaction de solidarité
À l’usine Renault du Mans, les ouvriers de la Cataphorèse ont fait grève deux jours contre une sanction d’une journée de mise à pied infligée à l’un des leurs.
Lundi 12 janvier, l’équipe du travailleur sanctionné s’est mise en grève le matin. Au changement d’équipe, ceux de l’équipe d’après-midi ont suivi et ont convaincu ensuite ceux de nuit d’en faire autant. Le lendemain, en soutien à ce mouvement, une cinquantaine de travailleurs de toute l’usine ont débrayé plusieurs heures à l’appel de la CGT.
Les travailleurs de la Cataphorèse ne sont qu’une quinzaine au total, toutes équipes confondues, mais leur coup de colère a ainsi suffi à mettre à l’arrêt trois gros secteurs de l’usine mardi 13 janvier, et une partie le lendemain. « Un beau bazar ! », comme disait un ouvrier d’un de ces ateliers. La direction a dû mettre en « congés collectifs » plus d’une centaine de travailleurs, sous différents motifs comme le manque d’emballages. Elle ne voulait surtout pas dire que la grève à la Cata avait de l’impact !
Le 13 janvier, en fin d’après-midi, les travailleurs de la Cataphorèse ont arrêté leur mouvement. Ils n’ont pas obtenu le retrait de la sanction, la direction ne voulant pas désavouer si vite des méthodes de flicage et de sanctions qui sont sa politique depuis des années. Mais, au moins, elle en aura eu pour son argent.
Cette réaction, à laquelle la direction ne s’attendait pas, a fait plaisir dans l’usine. Elle a rappelé à la direction que, face à des travailleurs solidaires, elle ne peut pas tout se permettre.