Parcoursup : une offre toujours plus restreinte21/01/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/01/une_2999-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg

Leur société

Parcoursup : une offre toujours plus restreinte

À partir du lundi 19 janvier, les lycéens voulant faire des études secondaires doivent formuler des vœux sur la plateforme Parcoursup. Une source d’angoisse pour de nombreux jeunes et leurs familles.

En effet, alors que le nombre d’étudiants n’a cessé d’augmenter ces derniers années – plus 200 000 en dix ans –, l’offre se réduit, à cause des économies budgétaires. Les universités sont très largement en déficit : leurs charges s’alourdissent, tandis que l’État se désengage financièrement. Elles doivent de plus en plus jongler entre des économies de fonctionnement et des fermetures de places. Elles vont devoir puiser dans leurs fonds de roulement, qui permettent d’entretenir les locaux et de parer aux imprévus.

À Lille, le déficit de l’université atteint 45 millions d’euros, et la direction annonce la suppression de 381 places. À Rouen, ce seraient 600 places en moins. À Toulouse, la faculté de droit a fermé 1 000 places depuis 2020, et 300 dans le cursus de communication, alors que les demandes sont toujours aussi fortes. De nombreux étudiants sont ainsi contraints de choisir entre une formation qui ne correspond pas vraiment à ce qu’ils souhaitent, mais qui est proche de chez eux, ou bien une formation qui leur plaît mais a lieu dans une autre ville, avec les frais que cela entraîne, notamment pour le logement.

Le ministre de l’Enseignement supérieur a bien essayé de rassurer les familles en affirmant que ce n’est pas un algorithme qui répartit les étudiants, que chaque dossier sera étudié personnellement par les enseignants des universités, et que l’immense majorité des jeunes auront une offre de formation, la réalité est loin de ce conte de fées. L’éducation est d’abord guidée, comme dans les autres secteurs, par des impératifs budgétaires.

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