Orange – Marseille : fermeture pour insécurité prétendue04/03/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/03/une_3005-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Orange – Marseille : fermeture pour insécurité prétendue

Mardi 3 mars, pour protester contre la fermeture du plus important centre Orange de Marseille, dans le quartier de Saint-Mauront, la CGT avait organisé un rassemblement à la station de métro National. Plus d’une centaine de personnes y étaient présentes.

Depuis le mois de décembre, la direction avait décidé de fermer ce centre d’Orange qui fonctionne avec plus de 1 000 travailleurs. Proche d’une station de métro, ce site avait juste, pour certains syndicalistes proches des idées d’extrême droite, le tort d’être dans un quartier populaire où des familles comoriennes voisinent avec des familles d’ouvriers pauvres d’origine italienne, arménienne, algérienne… comme toute la population de Marseille. À deux pas de la station de métro, ce site est justement facile d’accès pour les employés et techniciens d’Orange. Mais ces syndicalistes ont mené une guerre ouverte contre ce centre situé dans un quartier « trop » populaire de Marseille. La direction, quant à elle, était sensible à leurs reproches incessants.

La première attaque visait la proximité de la station de métro en dénonçant « le trafic de drogue et la vente sauvage de cigarettes », en fait pas pire que dans bien d’autres lieux, à Marseille comme dans les grandes villes, et qui ne gênait en rien le passage des employés. Il y eut ensuite la plainte de ces mêmes syndicalistes dénonçant la présence de punaises de lit, rapidement éradiquées… Puis on découvrit des impacts de balles dans une vitre, après quoi la police a localisé les tirs et le tireur et rassuré tout le monde. Pour compléter cette campagne de dénigrement, un syndicaliste hostile au maintien du centre s’est plaint d’y être entré sans avoir eu à présenter sa carte…

La direction du centre, après l’avoir temporairement fermé, a finalement décidé de le fermer définitivement, contre la volonté d’une grande majorité des travailleurs. Ceux-ci risquent en effet de se retrouver loin de leur domicile actuel et dans un quartier « riche », où la moindre faute de stationnement leur coûtera cher ! Comme l’a dit un salarié interrogé par Ici Provence à propos de l’insécurité : « J’ai toujours travaillé ici, je me baladais dans le quartier. Rien ne justifie qu’on s’en aille. »

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