Orange : la guerre, une opportunité01/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/04/une_3009-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Orange : la guerre, une opportunité

Le groupe des télécoms Orange se déclare « idéalement positionné » pour capter le marché en pleine expansion de la lutte anti-drones.

Sa direction « Défense et sécurité », créée en juin, annonce avoir recruté 300 personnes qualifiées pour proposer un abonnement aux installations militaires et aux sites industriels considérés comme stratégiques. Baptisé « Orange Drone Guardian », ce service est censé détecter et identifier les drones intrusifs dans l’espace aérien. Et comme les capteurs en question pourraient être désactivés par l’adversaire, Orange propose de déployer d’autres équipements de détection « à la demande des clients ». Il est aussi question de transformer les antennes-relais de téléphonie mobile en radars, et de mettre à la disposition pour les transmissions de l’armée son réseau 5G, 45 000 km de fibre terrestre, 2 500 antennes satellite et 450 000 km de câbles sous-marins.

Orange, qui n’appartient pas au secteur de l’industrie de l’armement, cherche à bénéficier de l’augmentation du budget militaire. Pour cela, rien de tel que d’avoir à la tête de sa direction « Défense et sécurité » une ancienne responsable de la Direction générale de l’armement, secondée par un général, ex-directeur adjoint du service d’espionnage, la DGSE.

Pour le moment, les capteurs sont destinés à contrer des intrusions mais aussi, et surtout, à capter… des bénéfices.

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