Mélenchon-Mitterrand : héritage revendiqué14/01/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/01/une_2998-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg

Leur société

Mélenchon-Mitterrand : héritage revendiqué

L’hommage de Jean-Luc Mélenchon à François Mitterrand, à l’occasion du trentième anniversaire de sa disparition, est instructif.

Pour lui « l’Union de la gauche était un programme de transition vers le socialisme ». Mais « ce qui en est résulté est une autre affaire ».

Le dirigeant de la France insoumise, qui fut élu de Marseille, joue là au « ravi de la crèche ». Mitterrand avait commencé une carrière politique à l’extrême droite à la fin des années 1930 pour la terminer en apothéose, comme président réputé « de gauche » de 1981 à 1995. Sans même entrer dans le détail de sa politique et de ses méandres, il est évident qu’il a toujours œuvré pour la préservation de l’ordre, de la propriété, de l’État et du pouvoir de la grande bourgeoisie. Ni ses discours variés, ni le soutien du Parti communiste français et des syndicats, ni l’adulation des intellectuels de gauche et des journalistes du même métal pour le président socialiste à l’époque ne peuvent masquer cette réalité : la situation des travailleurs et l’ordre du monde n’ont pas changé avec Mitterrand, ils ont même empiré. Il n’est que de mettre le nez à la fenêtre aujourd’hui pour s’en persuader.

Alors, ou Mélenchon est un naïf, ou il prend ses lecteurs, et électeurs, pour des naïfs. Comment se fier à ce genre « d’insoumis » ?

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