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Leur société
Macron aux armées : pour quelques milliards de plus
Le 15 janvier, à l’occasion des traditionnels vœux aux armées, Macron s’est rendu à la base aérienne d’Istres, pour se livrer à cet exercice qu’il affectionne visiblement : parler devant les militaires.
Sur son ton habituel d’autosatisfaction, Macron s’est vanté d’être le président de la République qui aura doublé le budget militaire entre 2017 et la fin de son deuxième mandat.
Bien sûr, le parterre de galonnés ne pouvait qu’afficher sa satisfaction puisqu’il leur a garanti les 6,5 milliards d’euros supplémentaires promis pour 2026, dont quelque 3 milliards ajoutés à la hussarde en juillet. Macron n’aurait certainement pas le même accueil s’il venait dans les hôpitaux, les écoles pour prêcher la rigueur budgétaire alors que les services publics utiles à la population sont déjà aux abois.
Bien que les industriels français de l’armement soient dans les cinq premiers exportateurs mondiaux, Macon leur a reproché de ne pas produire assez vite, de ne pas être vraiment entrés « en économie de guerre ». Ces patrons qui s’attendent à encaisser des milliards grâce aux commandes publiques n’ont pas dû trembler beaucoup en entendant ce discours.
Celui-ci avait surtout pour but de rappeler à l’opinion publique que désormais il faut se préparer à la guerre. Macron a préféré ne pas parler du sacrifice des enfants pour la patrie comme l’avait fait le chef d’état-major des armées. Mais la même logique militariste était à l’œuvre et il n’a pas manqué de se réjouir de la prétendue volonté d’engagement de la jeunesse, en rappelant le nouveau service militaire.
« Nous sommes prêts », a conclu Macron à destination des militaires. Derrière la fanfaronnade habituelle, il y a tout de même une vérité : l’état-major français veut être prêt à une guerre d’envergure, « de haute intensité », qui dévorera les richesses produites par les travailleurs et la vie de ceux qui, croyant tomber pour la patrie, mourront pour ces industriels auxquels Macron a promis des milliards.