Lutte ouvrière en campagne10/04/20242024Journal/medias/journalnumero/images/2024/04/une_2906-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Européennes

Lutte ouvrière en campagne

Depuis plusieurs semaines, Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier, qui conduiront la liste Lutte ouvrière aux prochaines élections européennes, vont à la rencontre des militants et sympathisants de notre courant à travers le pays pour débattre de la situation.

Samedi 6 avril, lors du débat à la fête de Saint-Nazaire, la dénonciation par Nathalie de la responsabilité directe de l’impérialisme dans les différents conflits meurtriers en cours, de Gaza à l’Ukraine en passant par la RDC, a soulevé des questions : « Nous condamnons la politique de l’impérialisme, mais on ne peut quand même pas laisser faire Poutine ? Que faire pour aider les Ukrainiens ? » Ce désarroi est légitime, a souligné Nathalie, mais qui est le « on » en question ? Peut-on vraiment attendre des gouvernements américain ou français qu’ils interviennent pour protéger les Ukrainiens, alors qu’ils mènent une guerre impitoyable aux travailleurs de leurs propres pays ? Un camarade ouvrier aux Chantiers de l’Atlantique a fait le parallèle avec les mensonges dont le patron couvre toutes ses attaques contre les ouvriers, en parlant de prétendus intérêts communs pour l’entreprise et contre la concurrence.

Face à la situation de crise de plus en plus catastrophique, la plupart des candidats prônent le repli nationaliste et désignent les travailleurs des autres pays comme des concurrents à combattre. Ils parlent tous de souveraineté nationale. Lutte ouvrière prend le contrepied en disant que la seule souveraineté possible, pour les travailleurs, sera celle qu’ils arracheront ensemble aux capitalistes qui dominent l’économie en Europe et partout dans le monde et conduisent l’humanité entière vers la catastrophe. Pour ne pas être condamnés à l’impuissance, face à l’exploitation au quotidien comme face à la montée guerrière, la classe ouvrière doit avoir son propre parti et il doit être communiste, révolutionnaire et internationaliste.

Pour se faire entendre, Lutte ouvrière ne pourra pas compter sur les relais médiatiques, les invitations dans les débats télévisés et autres interventions au JT de 20 heures. Tout cela est réservé à ce que les journalistes appellent les « listes représentatives », c’est-à-dire à ce petit monde de politiciens professionnels qui gravitent sur les plateaux. Pour populariser ses idées auprès du plus grand nombre, Lutte ouvrière ne peut s’appuyer que sur la conviction et l’énergie de ses électeurs, de ses sympathisants et de ses militants. En discutant avec les voisins, les camarades de travail, les amis et les proches, en collant des affiches, chacun peut se faire le relais de cette campagne. Sur le plan financier aussi, une liste composée de travailleuses et de travailleurs ne peut compter que sur le soutien et les efforts des classes populaires. La souscription ouverte pour financer la campagne permet de faire un geste élémentaire pour aider Lutte ouvrière à s’exprimer dans ces élections.

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