Pour l’interdiction des licenciements !14/01/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/01/une_2998-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg

Leur société

Pour l’interdiction des licenciements !

Avec des prévisions autour de 8 % pour l’année qui vient, le nombre « officiel » de chômeurs, c’est-à-dire inscrits comme tels à France Travail, va continuer d’augmenter en 2026.

Un organisme comme L’Observatoire des conjonctures économiques (OFCE), qui prévoit l’augmentation du nombre de chômeurs, l’attribue au « vent contraire » qui soufflerait sur l’économie, aux « incertitudes sur l’avenir », génératrices d’une « croissance molle », toutes causes qui échapperaient à la volonté du patronat, qui serait contraint de licencier la mort dans l’âme.

Ce mensonge cache mal qu’il s’agit d’une politique du patronat, à commencer par celle des grands groupes capitalistes. Car ce sont d’abord et avant tout de tels groupes, riches à milliards, qui décident de se débarrasser de tel ou tel secteur de production ou de telle ou telle usine, jugés moins rentables ou intéressants pour les profits qu’ils espèrent en retirer. Ils justifient des fermetures d’établissement ou de secteurs de production, qui entraînent des licenciements en cascade dans la sous-traitance et parmi les intérimaires, en invoquant la guerre commerciale que leur livrent leurs concurrents, une guerre qu’ils sont les premiers à mener et à entretenir.

En décembre dernier, la CGT recensait 483 plans déposés, représentant 107 562 emplois supprimés. Si certains ont fait la Une de l’actualité nationale, comme la liquidation du groupe Brandt qui a entraîné le licenciement de 700 travailleurs, des annonces de suppressions de postes ou de fermetures pures et simples d’entreprises touchent toutes les régions.

Dans l’industrie chimique, 15 000 emplois sont menacés, dont la moitié dans le « couloir de la chimie », au sud de Lyon. Arkema, à Pierre-Bénite, détruit 72 emplois, Symbio à Saint-Fons en supprime 358. Domo Belle-Étoile, qui fait partie d’un trust international de production de plastiques techniques, ne se contente pas de supprimer 155 emplois mais a même supprimé une partie de la paye de décembre des salariés !

Le chômage est une menace pour l’ensemble du monde du travail, non seulement en faisant basculer dans l’incertitude du lendemain et la précarité ceux qui perdent leur emploi, mais en faisant pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail de tous ceux qui le conservent. Pour refuser d’être sacrifiés, c’est l’ensemble des travailleurs qui devra imposer l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, à un salaire décent. Les milliards de profits accumulés par les grands actionnaires et financiers serviraient alors à quelque chose d’utile.

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