Jean-Marie Nomertin, employé en Guadeloupe10/04/20242024Journal/medias/journalarticle/images/2024/04/P4-2_NOMERTIN_Jean-Marie_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C59%2C501%2C341_crop_detail.jpg

Européennes

Jean-Marie Nomertin, employé en Guadeloupe

Candidat sur la liste Lutte ouvrière, j’ai 59 ans, j’ai travaillé dans le secteur de la banane et durant ces années, surtout dans les grandes exploitations, j’ai dû, à l’instar de mes camarades, transporter 157 régimes par jour à dos d’homme...

Illustration - Jean-Marie Nomertin, employé en Guadeloupe

Une étude a démontré qu’avec ces 135 régimes les travailleurs transportent sept tonnes par jour à dos d’homme. Avec les conséquences que l’on peut deviner, les genoux abîmés, les chevilles endolories, les épaules n’en parlons même pas, et tout cela se fait dans l’indifférence la plus totale.

Nous sommes aussi confrontés au problème et au scandale du chlordécone. Le chlordécone, c’est une dérogation obtenue par les serviteurs des capitalistes assoiffés d’argent, de profit et pleins de cupidité. Ces derniers, avec les ministres de l’époque, notamment Chirac, notamment Nallet ministre de l’Agriculture, ont signé une DÉROGATION, dix lettres cochées pour obtenir le droit de nous empoisonner, nous les travailleurs de la banane en premier lieu. Nous sommes en train de mener un combat contre l’empoisonnement au chlordécone : plus de vingt ans de procédure, des tonnes de papier qui aboutissent à un non-lieu. Donc les capitalistes ont tous les droits, les pauvres et les travailleurs n’en ont aucun.

On a vu récemment une étude qui démontrait qu’en Guadeloupe et en Martinique il y a un énorme pourcentage d’hommes atteints du cancer de la prostate. C’est un crime, un crime odieux perpétré à l’insu de tous, qui aujourd’hui nous condamne à mourir à petit feu, et plus largement toute la population, avec les consommations d’eau, de cultures vivrières contaminées, etc.

Ce que nous disons : nous sommes présents à ces élections européennes pour dénoncer, mais pas seulement, pour faire en sorte qu’on puisse faire bouger les choses, préparer la classe ouvrière à faire face à la montée de l’extrême droite.

Les raisons de ma présence sur la liste de Lutte ouvrière à ces élections sont non seulement de renforcer le camp des travailleurs, mais aussi qu’il y ait un choix autre qu’entre les serviteurs des capitalistes ou la montée de l’extrême droite qui est un danger pour toute la classe ouvrière.

C’est d’une grande importance dans ces élections de réaffirmer notre position et ne pas donner prétexte à certains de ne pas voter. À ces élections il y a un fort taux d’abstention, mais nous disons qu’il y a une réponse plus appropriée qui est de voter Lutte ouvrière, de voter pour le camp des travailleurs.

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