Inégalités salariales : rien ne change04/03/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/03/une_3005-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Inégalités salariales : rien ne change

Selon la dernière étude de l’Insee, en 2024, les salaires des femmes dans le secteur privé restent inférieurs de 14 % à celui des hommes, à temps de travail égal. Mais tous temps de travail confondus, la différence est de près de 22 %.

Les femmes sont en effet bien plus souvent employées à temps partiel, choisi ou très souvent subi. Devant le manque de place en crèche, la difficulté à trouver une garde d’enfant, les mères de famille doivent souvent diminuer leur temps de travail.

Le travail féminin reste encore considéré comme un travail d’appoint. Les patrons de grandes surfaces commerciales ou d’entreprises du ménage ne se privent pas de multiplier les contrats précaires avec toutes sortes d’horaires.

Dans la plupart des entreprises, les patrons proposent plus volontiers des postes de responsabilité, mieux payés, aux hommes qu’aux femmes. C’est le reflet de la pression sociale et la tactique utilisée habituellement par le patronat pour opposer les différentes catégories de travailleurs.

Le gouvernement est censé appliquer en juin 2026 une réglementation européenne pour réduire les inégalités salariales entre hommes et femmes. C’est évidemment de la poudre aux yeux. Selon l’Observatoire des inégalités, « au rythme du rattrapage de ces cinq dernières années, il faudrait encore 25 ans pour que la rémunération des femmes à temps complet atteigne celles des hommes » !

Pour les patrons, l’heure n’est pas au rattrapage, mais au blocage des salaires pour tous les travailleurs, hommes et femmes. Le seul moyen de pousser tous les salaires vers le haut sera de faire bloc, travailleuses et travailleurs ensemble, contre le patronat.

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