Le Havre : des embauches pour les portuaires, pas pour la guerre01/04/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/04/P15_Rassemblement_devant_HAropa_au_Havre_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C52%2C800%2C501_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Le Havre : des embauches pour les portuaires, pas pour la guerre

Jeudi 26 mars, les travailleurs portuaires du Havre étaient à nouveau en grève pour 24 heures. Ils réclament des effectifs supplémentaires, en particulier pour le fonctionnement du nouveau terminal-croisières, des ponts et des écluses.

Illustration - des embauches pour les portuaires, pas pour la guerre

Dans la zone industrielle et portuaire du Havre, des milliers de travailleurs des géants de la logistique et du transport maritime côtoient les dockers et les travailleurs du port. Tandis que les dockers s’occupent du chargement-déchargement des navires, les travailleurs portuaires sont ceux qui assurent toutes les tâches indispensables au fonctionnement des installations portuaires, et si les ouvriers et techniciens sont majoritaires, il y a aussi tout un secteur administratif gérant l’accueil des navires. Au Havre, ils sont 1 200, très majoritairement syndiqués CGT. Leur employeur est Haropa, établissement public d’État regroupant aussi les ports fluviaux de Rouen et Paris.

La direction locale d’Haropa invoque les restrictions budgétaires imposées par les ministères de tutelle pour refuser les 68 embauches indispensables revendiquées par les portuaires. C’est pourquoi, depuis le 9 février, ceux-ci refusent toute heure supplémentaire, tout shift (équipe supplémentaire) exceptionnel et tous travaux dérogatoires. Ils étaient en grève les 2 et 12 mars.

Mais, le 26 mars, leur « opération port mort » a conduit à l’annulation de la venue du navire porte-hélicoptères Mistral, qui devait être le clou des journées publicitaires pour le recrutement dans la marine nationale organisées en fin de semaine. La marine dans son communiqué a invoqué des prétendues « contraintes opérationnelles »… Eh oui, quand il n’y a plus de travailleurs pour les opérations d’accostage, même un navire de guerre doit reprendre le large !

L’État trouve les moyens pour recruter massivement pour la guerre mais pas pour tous les services et établissements publics comme Haropa. Les portuaires ne se laissent pas faire, ils ont bien raison ! Une nouvelle journée de grève aura lieu le 8 avril.

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