Fiscalité : le rêve de Lombard14/01/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/01/une_2998-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg

Leur société

Fiscalité : le rêve de Lombard

Plus de quatre mois après la chute du gouvernement Bayrou, son ex- ministre de l’Économie et des Finances Éric Lombard exprime son désaccord sur la fiscalité des hauts revenus.

C’est lors d’une interview donnée au journal Libération que l’ancien directeur de la Caisse des dépôts et consignations s’est épanché, glissant une pierre dans le jardin du Premier ministre Lecornu et, au passage, de son propre successeur Roland Lescure. « C’est un problème d’équité et d’efficacité parce qu’on se prive de la contribution de personnes qui en auraient les moyens », assène-t-il. Et d’insister sur ce que la Direction des finances publiques avait déjà constaté : « Parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro. Ils ne paient aucun impôt sur le revenu ! Au lieu de payer des charges sociales sur leur salaire, ils se font rémunérer dans les holdings. Ces mécanismes sont légaux, mais injustes. »

Belles paroles certes, mais que faisait Éric Lombard aux temps chauds… de son ministère et du budget 2025 ? Il parlait bien d’une « contribution différentielle » qui s’appliquerait aux revenus supérieurs à 250 000 euros par an. Cette propagande mensongère voulait laisser croire qu’une justice fiscale était possible, et qu’on allait taxer le capital comme on ponctionne les travailleurs ! Elle était d’autant plus nécessaire que, dans le même mouvement, il faisait aux capitalistes le cadeau d’un train d’économies de 40 milliards d’euros !

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