EuroPalestine : une condamnation pour faire taire01/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/04/une_3009-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg

Leur société

EuroPalestine : une condamnation pour faire taire

Le 26 mars, le tribunal de Paris a condamné Olivia Zemor, présidente de l’association EuroPalestine, à 24 mois de prison avec sursis, à cinq ans d’inéligibilité, 3 000 euros d’amende, 2 000 euros de frais de justice, ainsi qu’à son inscription au fichier des infractions terroristes.

Comme tant d’autres militants de la cause palestinienne, elle a été condamnée pour « apologie du terrorisme » pour avoir publié en ligne, les 7 et 8 octobre 2023, au lendemain de l’attaque du Hamas, des articles dans lesquels elle dénonçait l’occupation israélienne à Gaza.

Une semaine plus tôt, son conjoint et vice-président d’EuroPalestine, Nicolas Shahshahani, 76 ans, avait été interpelé à 6 heures du matin par huit policiers cagoulés et placé en garde-à-vue sous la même accusation « d’apologie de terrorisme », cette fois pour des propos tenus lors d’une manifestation en octobre 2025. En octobre 2024, Jean-Paul Delescaut, secrétaire de l’UD CGT du Nord, avait été condamné à un an de prison avec sursis, sous la même accusation, pour avoir diffusé un tract syndical faisant le lien entre les actes du Hamas et « les horreurs de l’occupation illégale de Gaza » par Israël. Le 2 mars, la cour d’appel de Douai le relaxait de cette accusation. Comme lui, Olivia Zemor a fait appel de son jugement.

Ces arrestations et ces procès à répétition illustrent l’acharnement du gouvernement à tenter de faire taire tous ceux qui s’élèvent pour la défense des droits des Palestiniens et qui dénoncent la politique colonialiste d’Israël. Ainsi les procureurs choisissent de donner une suite aux plaintes déposées par les associations et les juristes pro-israéliens qui veulent faire passer toute personne osant critiquer la colonisation ou les massacres à Gaza pour des antisémites. Sous prétexte de « lutter contre les formes renouvelées d’antisémitisme », c’est également l’objet de la loi déposée par Caroline Jadan, députée macroniste élue dans la 8e circonscription des Français de l’étranger, qui comprend ceux établis en Israël.

Ne pas se taire et continuer de dénoncer les crimes de l’État israélien et la complicité des puissances impérialistes, dont la France, sont les meilleures réponses à ces pressions inacceptables.

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