Dirigeants européens : en file indienne derrière Trump04/03/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/03/une_3005-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Dans le monde

Dirigeants européens : en file indienne derrière Trump

Les dirigeants français, allemand et britannique, qui n’avaient, semble-t-il, pas été informés de la décision américaine de déclencher la guerre contre l’Iran, n’ont pas traîné avant de s’y rallier.

Mardi 3 mars, Macron envoyait donc le porte-avions français vers la zone de guerre où il avait été précédé par un destroyer britannique. L’alignement n’est donc plus seulement verbal mais concret, voire meurtrier.

Quand Trump annonçait sa volonté d’annexer le Groenland, Macron, Merz et Starmer avaient crié au déni du droit international. Aujourd’hui, alors que toute la population iranienne est sous les bombes et que tout le Moyen-Orient est plongé dans la guerre, ils ne voient aucun problème à soutenir l’attaque menée par les États-Unis et Israël.

Au début de l’offensive, Macron a bien appelé pendant quelques heures à « cesser » l’escalade militaire « dangereuse pour tous ». Ce n’était pas par considération pour les populations de la région mais pour tenter de montrer une indépendance de l’impérialisme français vis-à-vis des décisions des États-Unis, surtout celles dont il n’avait pas été tenu au courant. Mais très vite il a remballé ses airs vexés pour adopter une attitude beaucoup plus ferme et agressive… contre l’Iran.

Dès le dimanche 1er mars, les trois dirigeants européens ont publié un communiqué où ils s’alignaient sans la moindre réserve derrière les États-Unis, annonçant qu’ils étaient prêts à participer à la guerre : « Nous prendrons des mesures pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés […] en permettant des actions défensives nécessaires et proportionnées pour détruire la capacité de l’Iran à tirer des missiles et des drones. » Puis, dans une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne qui a suivi, la responsable de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, a osé dire que « les attaques aveugles » menées par le régime iranien constituaient « une escalade sans précédent ». Si les quelques missiles et drones lancés par le régime iranien et non interceptés par les puissants moyens des États-Unis constituent une telle escalade, que dire du déluge de feu des armées américaine et israélienne ? Mais bonne foi et diplomatie ne font pas bon ménage, c’est bien connu.

Les États-Unis sont aujourd’hui la puissance mondiale dominante, les États européens comme la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ayant été relégués depuis longtemps au second voire au troisième rang. Lorsque leurs dirigeants invoquent encore un prétendu « droit international », ce n’est que pour défendre les bouts de pré carré qui leur restent. Le droit des peuples, ces anciennes grandes puissances coloniales l’ont toujours piétiné. Elles sont prêtes à continuer de le faire en se rangeant derrière les États- Unis.

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