Cuisiniers sans papiers : exploités, licenciés et menacés d’expulsion04/03/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/03/une_3005-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Cuisiniers sans papiers : exploités, licenciés et menacés d’expulsion

Sept commis de cuisine ou plongeurs du luxueux restaurant Georges Blanc, doublement étoilé au Michelin à Vonnas dans l’Ain, vont être licenciés en plus d’être menacés d’une OQTF.

Ces travailleurs, maliens pour la plupart d’entre eux, employés depuis cinq à sept ans dans cet établissement Relais & Châteaux, avaient déposé une demande de régularisation à la préfecture de l’Ain, accompagnés par des militants de la CNT-solidarité ouvrière. Parce qu’ils occupaient un emploi en CDI dans un métier dit en tension et disposaient tous de contrats de travail, ils étaient confiants dans l’issue de leurs démarches.

Or le préfet de l’Ain, ancien directeur-adjoint du cabinet de Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur, les a tous déboutés. L’argument avancé est qu’ils ont utilisé de fausses identités pour décrocher leur emploi… ce que font évidemment la plupart des travailleurs sans papiers s’ils veulent être embauchés. De plus, le préfet les menace désormais d’expulsion.

Quant au directeur du personnel du groupe Georges Blanc, qui dit avoir besoin de ces travailleurs parce qu’il a du mal à recruter des commis de cuisine et affirme regretter cette décision, il les a aussitôt mis à pied avant d’engager une procédure de licenciement !

Chacun dans leur rôle, patrons et préfets maintiennent les travailleurs sans papiers dans la précarité et l’illégalité, pouvant ainsi mieux les exploiter.

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