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Leur société
Coupures d’électricité : l’État alimente la précarité
Le 31 mars prendra fin la trêve hivernale pendant laquelle sont interdites les coupures d’électricité et de gaz pour impayés, mais où restent autorisées les réductions de puissance.
1,2 million de foyers ont dû subir de telles mesures en 2025 de la part de leur fournisseur d’énergie.
Le chiffre est considérable. Il a plus que doublé depuis 2020, ce qui traduit bien la difficulté de nombreuses familles populaires à faire face. Entre le loyer, les charges, l’électricité ou le gaz, il est souvent devenu impossible de financer toutes les dépenses contraintes, tout en se nourrissant chaque jour. Après s’être limité sur tout, on en vient à choisir entre les factures que l’on règle et celles que l’on repousse à plus tard.
Sur ces 1,2 million de foyers ainsi pénalisés, 250 000 ont subi des coupures totales d’électricité ou de gaz suite à l’accumulation des impayés. Ils n’ont alors plus pu se chauffer, s’éclairer, ni brancher le réfrigérateur. Le reste, presque un million, a vu la puissance fournie réduite jusqu’à 1 kVA. Il est maintenant facile aux fournisseurs d’effectuer à distance ce genre d’opération grâce aux compteurs communicants du type Linky sans qu’un technicien soit forcé de se déplacer. C’est tellement plus discret !
Pendant ce temps, les bénéfices des producteurs d’énergie explosent. EDF, dont l’État est propriétaire, a engrangé plus de 8 milliards en 2025 après 11 milliards en 2024. La TVA sur les factures d’électricité et de gaz est, quant à elle, passée au 1er août de 5,5 à 20 % sur la totalité. Malgré ces rentrées sur l’énergie, le gouvernement met la tête sous l’eau aux plus pauvres !