Chômage  : pas du tout en baisse14/01/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/01/P15-2_offre_dun_CDI_page_boite_ok_Lupo.jpg.420x236_q85_box-2%2C0%2C759%2C426_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Chômage  : pas du tout en baisse

Il est loin le temps où Macron assurait que grâce à sa politique, le nombre de chômeurs descendrait à 5 % en 2027.

Illustration - pas du tout en baisse

Cette prévision à la baisse était bien utile à sa politique anti- ouvrière. Elle a été servie à toutes les sauces : Attal prétendait « remettre la France au travail » et les ministres se succédaient devant tous les micros offerts pour expliquer que ceux qui ne trouvaient pas de travail le voulaient bien. Et de dérouler la liste des « métiers sous tension » qui ne trouvaient pas de candidats, malgré des patrons prêts à augmenter les salaires et à aménager les conditions de travail.

Cet état de grâce de l’emploi, plus que discutable, a surtout servi à justifier l’attaque massive contre les chômeurs que constituait la réforme de l’assurance chômage portée par Attal. Entre autres mesures, elle comporte la réduction de la durée d’indemnisation du chômage, justifiée par une « conjoncture favorable de l’emploi ». Gageons que la « conjoncture favorable » s’éloignera sans que la durée et le montant des allocations de chômage s’améliorent !

Loin de lutter contre le chômage, le gouvernement fait campagne contre les chômeurs, pour le plus grand bénéfice du patronat. Car au-delà des économies réalisées sur le dos des travailleurs privés d’emploi, le fait de pointer du doigt les chômeurs sème la division entre travailleurs. Ceux qui triment pour des salaires ne couvrant pas leurs dépenses sont incités à se retourner contre leurs voisins, qui vivent encore moins bien d’une indemnité, plutôt que contre leur patron.

Dresser les travailleurs les uns contre les autres pour mieux les exploiter tous est une vieille recette indigeste qui ne sert que les intérêts capitalistes.

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