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Bus Île-de-France : attaques massives et généralisées
Le 1er novembre, sept dépôts de bus de la RATP, et leurs 5 000 travailleurs ont été transférés dans deux filiales privées de RATP Cap. Finalement, les 19 000 travailleurs des bus de la Régie se retrouvent ainsi dispersés dans différentes filiales.

Le découpage en 48 lots du réseau d’Île-de-France a été étalé sur plusieurs années. Après appel d’offres, ces lots passent à des filiales privées, principalement de la RATP, la SNCF ou Transdev. Cette réorganisation permet à l’État et à la Région des économies sur les transports en commun, tout en permettant à des capitaux privés de faire des profits grâce au financement public. Mais, pour les usagers, cela signifie de plus en plus de bus supprimés en raison d’un nombre insuffisant de conducteurs, de véhicules et d’ouvriers pour les entretenir.
Pour les travailleurs des bus, chaque passage en filiale signifie une aggravation des conditions de travail et de rémunération, que l’employeur précédent soit public ou privé. Selon les filiales ce sont aussi des horaires de travail plus longs, des jours de repos supprimés, des temps de pause diminués, une remise en cause de primes, des plannings de travail faits au détriment de la vie personnelle. Il s’y ajoute le passage d’un à trois du nombre de jours de carence en cas de maladie, la limitation des congés d’été à trois semaines au lieu de quatre, des erreurs sur les décomptes de temps, la multiplication des sanctions, etc.
Du coup, plusieurs de ces passages en filiales ont provoqué des grèves. C’est le cas récemment dans les dépôts ex-RATP de Pleyel, Asnières, Ivry, Vitry, Fontenay- aux-Roses, et de Keolis à Argenteuil.
Les patrons des transports en commun mènent ainsi des attaques généralisées. Mais les travailleurs des bus, qui sont plusieurs dizaines de milliers en Île-de-France, peuvent représenter une force importante pour y riposter.