Bardella charognard03/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3018-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg2026-06-03

Leur société

Bardella charognard

Après les violences qui ont suivi la victoire du PSG, Jordan Bardella n’a pas manqué de saisir l’occasion de désigner les immigrés à la vindicte et de se présenter comme le champion de l’ordre.

Présentant des débordements bien réels mais limités comme des « scènes de quasi-guerre civile », le dirigeant du RN s’est dit « horrifié ». On ne l’a jamais vu manifester autant d’émotion devant l’aggravation de la pauvreté. C’est que, contrairement à ce qu’il prétend, son souci n’est pas le sort des classes populaires, mais la recherche de boucs émissaires.

Sans surprise, selon lui, les violences du samedi 30 mai seraient le résultat de « l’incapacité depuis trente ans à maîtriser l’immigration ». Avec ce qui lui tient lieu de raisonnement, les immigrés sont de toute façon responsables de tout ce qui ne va pas dans le pays. Pour le RN, évidemment, tout est prétexte à alimenter la vieille propagande xénophobe.

C’est au nom de cette logique stupide que Bardella promet davantage d’expulsions si le RN arrive au pouvoir en 2027, ainsi qu’un nouvel arsenal répressif : peines planchers, suspension des aides sociales aux familles, facturation des dégâts aux parents, multiplication des lieux d’enfermement pour mineurs…

Depuis des décennies, les gouvernements durcissent les lois, renforcent les sanctions et étendent les pouvoirs de la police, sous prétexte de faire disparaître les violences. Mais, si la société est violente, cela ne tombe pas du ciel. C’est le produit des inégalités, de la précarité et de l’absence de perspectives offertes, notamment à la jeunesse. Bardella n’est pas « horrifié » par cette société-là. Au contraire il aspire à la gérer. Et, pour y parvenir, il exploite les peurs, invente des coupables commodes et distille son poison anti- immigrés.

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