Laser Propreté SNCF – Marseille : les travailleurs enfin payés ?23/08/20232023Journal/medias/journalnumero/images/2023/08/2873.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Laser Propreté SNCF – Marseille : les travailleurs enfin payés ?

La grève des agents du nettoyage Laser Propreté de la gare Saint-Charles à Marseille s’est terminée sur un accord signé jeudi 17 août.

En principe, tous les salaires devraient être payés intégralement. Un gréviste revenait sur le fait que, lors de la dernière paie, on lui avait « pris 400 euros ! C’étaient des heures de nuit pas payées comme il faut. Pareil pour le travail le dimanche... » Le dirigeant syndical du CAT, au nom de l’intersyndicale Solidaires-CAT, a assuré à la fin des négociations que les salaires devraient être versés rapidement. Les détails de l’accord n’ont cependant pas été rendus publics, le syndicaliste estimant que « la confidentialité oblige à ne pas dévoiler les contours de l’accord ». Les travailleurs devront donc rester vigilants pour obtenir leur dû.

Ce qui a peut-être aussi poussé la direction à se décider c’est le verdict du tribunal judiciaire, déboutant l’entreprise de toutes ses demandes. Concernant le salarié accusé « d’entrave à la liberté du travail et d’avoir créé un trouble manifestement illicite », la demande de Laser propreté est rejetée et elle devra lui verser 1 500 euros. Le tribunal conclut aussi que Laser Propreté est en tort, « compte tenu de l’inexécution fautive de l’employeur de payer les salaires » et que, contrairement à ses allégations, « la société avait une parfaite connaissance des revendications salariales, qu’elle ne pouvait ignorer depuis plusieurs mois ».

De retour de vacances, le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, arrivé en avance sur le départ de son TGV pour Paris à la gare Saint-Charles, a présenté à la presse son combat contre la canicule, en l’occurrence la mise à disposition de petites bouteilles d’eau gratuites. Il en a profité pour faire une déclaration musclée sur la grève : « Ce qui s’est passé est scandaleux. C’est la troisième fois cette année que la gare est transformée en porcherie. » Tout comme le préfet et le maire de gauche, Benoît Payan, qui avait fait appel à une autre société pour nettoyer la gare, sous escorte policière, le ministre est manifestement beaucoup moins scandalisé par ce patron qui ne paie pas les travailleurs.

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