Air France – Roissy : les travailleurs de KS en grève13/04/20222022Journal/medias/journalarticle/images/2022/04/P11_Roissy-AF-C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C800%2C450_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Air France – Roissy : les travailleurs de KS en grève

Dans la zone aéroportuaire de Roissy, au service d’Air France appelé KS (entretien du matériel de piste), la direction locale a décidé de regrouper deux ateliers en un seul. Si elle a transféré du matériel d’un atelier vers celui de la piste, le personnel, lui, n’a pas suivi.

Illustration - les travailleurs de KS en grève

Le résultat est que la charge de travail a augmenté, les interventions se font avec du matériel en mauvais état et que, de plus, il faut de 20 à 40 minutes entre le site d’entretien et les pistes pour aller y faire un dépannage.

La direction a, à maintes reprises, fait la sourde oreille devant les demandes d’amélioration des conditions de travail et d’obtention d’une PNA (prime de non accident de près de 60 euros mensuels qui devrait être attribuée à ceux qui font beaucoup d’allers-retours en véhicule sur les pistes).

Les travailleurs ont donc décidé de se mettre en grève lundi 11 et mardi 12 avril, et un préavis de grève a été posé pour après les vacances de Pâques. Dès lundi 11, un piquet de grève tenu par une quarantaine d’agents s’est mis en place devant l’entrée du service, et si la bonne ambiance régnait, la détermination à ne pas se laisser endormir par les palabres du chef de site régnait aussi. À la demande des travailleurs, Nathalie Arthaud leur a rendu visite accompagnée de Jean-Pierre Mercier pour leur apporter son soutien.

L’accueil a été chaleureux, les différentes prises de parole appréciées par tous, et c’est autour d’un café chaud que les discussions se sont prolongées sur la nécessité d’élargir les luttes à venir et de rassembler le camp des travailleurs. Au lendemain même du premier tour des élections présidentielles, ce n’était pas celles-ci qui se trouvaient au centre des préoccupations : les discussions portaient bien plus sur le manque de bras, le mépris des attentes des travailleurs et bien sûr le manque de rallonge sur la feuille de paie.

Trop de boulot, pas assez de sous sur la feuille de paie, de quoi se mettre en colère et en grève. Un exemple à suivre.

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