Ehpad de Neuville-sur-Oise : une grève salutaire16/02/20222022Journal/medias/journalarticle/images/2022/02/P15-1_Hepad_Neuville_sur_Oise_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C72%2C800%2C521_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Ehpad de Neuville-sur-Oise : une grève salutaire

Depuis le 3 janvier, des salariées de l’Ehpad privé du Château de Neuville-sur-Oise, dans l’agglomération de Cergy, sont en grève.

Illustration - une grève salutaire

Cela fait des mois que ces infirmières et aides-soignantes dénoncent le manque de personnel, les emplois du temps démentiels, les congés qu’elles ne peuvent prendre, le manque de linge, de garnitures, de douches, et même de nourriture pour les résidents !

Certaines de ces travailleuses avaient déjà fait l’objet de plusieurs mesures d’intimidation, allant jusqu’à des tentatives de licenciement. Fin décembre, c’est un changement arbitraire d’emploi du temps, envoyé par courrier recommandé de la direction, qui a fait déborder le vase et provoqué la grève d’une partie du personnel.

L’Ehpad de Neuville appartient à un groupe tenu par la famille Liogier, de Compiègne, qui possède quatre établissements de ce type dans la région. Lors des séances de négociation avec les grévistes, sous l’égide de l’inspection du travail, la direction s’est montrée arrogante. Elle a même répondu aux grévistes : « Vous êtes bien contentes d’avoir un salaire ! »

Il y a trois semaines, la sortie du livre Les Fossoyeurs et le scandale autour des pratiques des groupes Orpea et Korian ont conforté les grévistes, présentes tous les jours devant l’Ehpad et déterminées à dénoncer les mauvais coups de leur patronne. Elles ont reçu le soutien de la CGT, des familles de résidents, des riverains et d’anciens collègues.Le 3 février, Nathalie Arthaud est venue apporter son soutien et ses encouragements.

Le profond mépris de la direction à l’égard du personnel et des résidents est de la maltraitance, conséquence de la recherche du profit dans ce commerce sordide de l’ « or gris », arrosé abondamment par de l’argent public. Face à ces patrons cupides, les travailleuses et les travailleurs de l’Ehpad se battent pour faire valoir leurs intérêts comme ceux des personnes résidentes !

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