Michelin – Clermont-Ferrand : colère à l’usine des Gravanches29/12/20212021Journal/medias/journalnumero/images/2021/12/2787.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Michelin – Clermont-Ferrand : colère à l’usine des Gravanches

Dimanche 19 décembre, à l’appel de la CGT et de SUD, plusieurs arrêts de travail ont eu lieu à l’usine Michelin des Gravanches, une usine où sont produits des pneus tourisme très haut de gamme pour les bolides de propriétaires fortunés.

Des débrayages avaient déjà eu lieu le dimanche 5 décembre dans les deux équipes de fin de semaine. Le 19 décembre, selon les ateliers, ce sont 30 à 75 % des salariés qui sont sortis, et jusqu’à 100 % dans un atelier. À la fin de chacune des deux équipes, la production était quasiment à l’arrêt.

C’est un mécontentement général qui s’est exprimé contre la dégradation des conditions de travail, les rappels incessants des chefs pour venir boucher les trous en semaine, le manque d’effectifs, les salaires et primes insuffisants.

Le lundi 20, les travailleurs en équipe 3x8 ont découvert avec satisfaction le succès de la mobilisation de la veille. Certains ont alors pris le relais de leurs camarades des équipes de fin de semaine, car leurs problèmes sont les mêmes, faisant grève ou quittant leur poste en cours d’équipe.

Mardi 21 décembre, craignant que la colère ne s’exprime à nouveau, la direction a concédé une prime de 400 euros. Ce n’est évidemment pas suffisant, d’autant qu’elle est soumise à un critère de présentéisme. Certains travailleurs ne semblaient pas prêts à s’en contenter car 400 euros, c’est au minimum ce qu’il faudrait en plus tous les mois sur le salaire. Mais il est sûr que, sans cette grève, la direction n’aurait rien lâché.

Pour beaucoup, c’était la première grève à laquelle ils participaient. C’est un bel encouragement pour l’avenir, pour beaucoup de jeunes qui n’avaient encore jamais fait grève et pour tous ceux qui pensaient que lutter n’était plus possible.

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