Grands hôtels : palaces et licenciements07/07/20212021Journal/medias/journalnumero/images/2021/07/2762.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Grands hôtels : palaces et licenciements

Vendredi 2 juillet, les salariés de l’hôtel de luxe Le collectionneur, l’ancien Hilton Arc de Triomphe, dans le très riche 8e arrondissement, se sont rassemblés devant le palace pour s’opposer à un plan de 96 licenciements sur 230 salariés.

Alors que leur patron a touché des millions d’euros au titre de la pandémie et réalisé des travaux luxueux, il prétexte les difficultés économiques pour licencier 40 % de l’effectif.

De nombreux salariés d’autres grands hôtels parisiens, venus à ce rassemblement, ont dénoncé cette pratique générale du patronat du secteur.

Ainsi, l’Intercontinental veut licencier 80 salariés sur 500, le Hyatt Étoile 191 sur 490, le Méridien Étoile Porte Maillot 245 sur 460, et la liste n’est pas exhaustive.

Un représentant des salariés des hôtels Vigny et Balzac, appartenant à Al Jaber, une des premières fortunes mondiales, a dénoncé « le luxe pour les patrons, les licenciements pour nous ».

Le groupe Accor, qui a recruté Sarkozy dans son conseil d’administration, a annoncé vouloir licencier en 2021 10 % de l’effectif de sa filiale hôtelière en Europe, dont 767 personnes en France.

Une représentante des grévistes de l’Ibis Batignolles, appartenant à ce groupe, a pris la parole : les femmes de chambre ont réussi par leur longue grève à arracher des augmentations de salaires de 250 à 500 euros par mois et une amélioration des conditions de travail. C’est bien la preuve que la seule voie est la lutte collective.

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