Livreurs – Lyon : “En galère, on est en colère”10/02/20212021Journal/medias/journalnumero/images/2021/02/2741.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Livreurs – Lyon : “En galère, on est en colère”

Après Saint-Étienne, Nancy, Reims, les livreurs des plateformes de livraison de nourriture (Uber Eats, Deliveroo…) ont manifesté leur colère à Lyon, en particulier en se rassemblant très nombreux le 29 janvier devant le siège d’Uber Eats.

Du fait du confinement, ces plateformes ont vu leur activité augmenter, et elles demandent de plus en plus de livreurs : ils sont 900 maintenant à Lyon pour le seul Deliveroo. Pour l’ensemble du pays, en un an, le nombre de livreurs est passé de 11 000 à 14 000, tandis que la plateforme Just Eat annonce l’embauche de 4 500 livreurs et, nouveauté, qu’elle le ferait sous forme de contrats de salariés en CDI.

Mais le statut de la majorité des livreurs reste celui d’autoentrepreneurs, payés à la course. Pour tous, les conditions de travail restent difficiles et les salaires bas. « Pour gagner 1 200 euros par mois, je travaille 30 jours sur 30 » a déclaré un livreur à l’Humanité. Les rémunérations par course ont baissé, et certains ont vu leur compte bloqué sans raison.

Face à ces conditions dignes du « 19e siècle 2.0 », les livreurs réagissent collectivement dans de plus en plus de villes. C’est bien de cette façon qu’ils pourront se faire respecter.

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