Migrants : face aux blocages des pays européens19/02/20202020Journal/medias/journalnumero/images/2020/02/2690.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Migrants : face aux blocages des pays européens

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 1 300 migrants sont morts ou portés disparus en 2019 en tentant de traverser la Méditerranée.

Le chiffre est inférieur de près de la moitié à celui de l’année précédente, estimé à 2 260 par le Haut-Commissariat de l’ONU, alors que le nombre de passagers ayant franchi la Méditerranée était presque le même chaque année. Il n’y a pourtant pas de quoi se réjouir de cette baisse.

Tout d’abord, le nombre de vies brisées reste énorme, et la plupart des victimes sont de jeunes hommes et femmes, souvent avec des enfants, ayant emprunté cette voie qu’ils savaient dangereuse dans l’espoir d’une vie meilleure, pour eux comme pour leur famille restée au pays et qu’ils voulaient aider. Mais surtout alors que jusqu’en 2015 le nombre de migrants qui arrivaient en Europe augmentait régulièrement, atteignant plus d’un million, il baisse chaque année. L’accueil dans les pays européens n’a cessé de se restreindre, des barrières, des murs se sont dressés, des interdictions d’accoster se multiplient, y compris vis-à-vis des bateaux humanitaires qui recueillent les étrangers. Beaucoup se voient refoulés en Afrique, renvoyés dans le désert où ils n’ont que peu de chances de survivre, ou en Libye où ils sont prisonniers, esclaves, victimes de racket, des passeurs avides et trop souvent de sévices.

Ces conditions lamentables de survie des migrants, quand ils ne meurent pas dans la traversée de la Méditerranée, les gouvernements européens les connaissent parfaitement, et d’autant mieux qu’ils s’arrangent avec des dictatures comme le régime libyen pour que ces dernières fassent le sale travail. Après avoir pillé les richesses des pays africains et du Moyen-Orient pendant des décennies et en continuant de le faire, ces gouvernements si complaisants envers les riches de la planète rejettent à la mer ou dans des centres de rétention, véritables prisons, des hommes et des femmes qui aspirent tout simplement à vivre.

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