Lycée René-Cassin – Noisiel : un lycéen sans-papiers enfin libéré13/12/20172017Journal/medias/journalnumero/images/2017/12/2576.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Lycée René-Cassin – Noisiel : un lycéen sans-papiers enfin libéré

Mardi 5 décembre, Halim Harzi, lycéen de 19 ans originaire d’Algérie, a été libéré après avoir passé 45 jours au centre de rétention du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne. Il a donc pu retourner au lycée René-Cassin de Noisiel, dans le même département, où il est scolarisé en terminale.

Au-delà de 45 jours, Halim devait être soit libéré, soit expulsé en Algérie. Sa libération est due à la mobilisation de ses professeurs et camarades. Leur pétition, lancée le 14 novembre, a récolté près de 8 000 signatures. À Noisiel, trois rassemblements ont réuni à chaque fois des centaines de personnes : professeurs, élèves, parents, élus municipaux. Ses anciens camarades d’UPE2A (unité pour élèves allophones nouvellement arrivés) ont réalisé une vidéo. La presse a été alertée, et des élus ont pris position pour la libération du lycéen, comme le maire PS de Noisiel ou le député européen Patrick Le Hyaric, du PCF, qui a écrit au ministre de l’Intérieur. Vendredi 24 novembre, deux professeures avaient rendez-vous au consulat d’Algérie afin de remettre la pétition. Le 28 novembre, l’équipe enseignante a envoyé plusieurs courriers – notamment à la préfète de l’Essonne, où le jeune homme avait été arrêté – pour obtenir l’autorisation de lui envoyer des cours au centre de rétention.

Pour celles et ceux qui se sont mobilisés, la nouvelle de la libération d’Halim est un soulagement. Jeudi 7 décembre, un nouveau rassemblement a été organisé au lycée pour fêter son retour. Mais le combat continue : Halim reste sans papiers, donc arrêtable et expulsable à tout moment. Les enseignants et élèves du lycée René-Cassin savent qu’il reste à se battre pour obtenir sa régularisation.

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