Clermont-Ferrand : solidarité avec les sans-papiers14/06/20172017Journal/medias/journalnumero/images/2017/06/2550.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Clermont-Ferrand : solidarité avec les sans-papiers

Mercredi 7 juin, a eu lieu à Clermont-Ferrand une nouvelle manifestation en soutien à des sans-papiers menacés d’expulsion.

À l’appel de plusieurs associations, notamment de RESF (Réseau d’éducation sans frontières), rassemblées d’abord devant le rectorat, puis devant le conseil départemental et enfin devant la préfecture, les manifestants ont vivement exprimé leur opposition aux menaces de celle-ci et à la politique anti-immigrés du gouvernement.

Cela concerne surtout des familles du Kosovo, pourtant en France depuis quatre ou cinq ans, mais dont la demande d’asile a été refusée. Les multiples manifestations de soutien depuis le mois de janvier ont contribué à faire reculer la préfète du Puy-de-Dôme.

D’autres cas d’adolescents sont également préoccupants. Soupçonnés d’avoir de faux papiers d’identité, il est question de leur imposer des tests osseux, censés déterminer leur âge véritable, pour essayer de savoir s’ils sont encore mineurs. S’ils n’étaient pas reconnus tels, ils seraient obligés de se cacher ou même de vivre à la rue, sans bénéficier de l’aide médicale à l’enfance.

Les associations répondent que, dans le doute, ces jeunes ont droit à une protection, en vertu de la déclaration des droits de l’enfant et du droit à l’éducation pour tous.

Depuis le début de cette année, à Clermont-Ferrand, près de soixante cas de ce genre ont été pris en charge par l’aide à l’enfance. Certains d’entre eux avaient passé des semaines à la rue, risquant l’arrestation et l’expulsion à tout moment, les juges refusant trop souvent d’admettre leur minorité.

La solidarité se maintient sans faiblir depuis des mois, malgré la politique cynique des autorités gouvernementales et régionales.

Il faut permettre à tous d’aller ou de rester là où ils le souhaitent, aux enfants de poursuivre leur scolarité, et leur accorder un titre de séjour. D’autres manifestations de solidarité sont prévues, notamment le 21 juin, jour de la fête de la musique : une animation de soutien aux enfants concernés se prépare devant leur école.

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