Hôpital de Dreux : les nouveaux horaires font déborder le vase02/03/20162016Journal/medias/journalnumero/images/2016/03/2483.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Hôpital de Dreux : les nouveaux horaires font déborder le vase

Le personnel de l’hôpital de Dreux est en colère contre le projet de la direction de lui imposer de nouveaux horaires de 7 heures 15 par jour, contre 12 heures actuellement. Cela peut paraître surprenant mais cette réduction de l’horaire journalier cache bien d’autres calculs.

Les conditions de travail se dégradent fort depuis quelque temps et beaucoup pensent que l’opération aboutira à de nouvelles suppressions de postes et à des fermetures de lits, prélude peut-être de la fermeture de l’hôpital au profit de celui de Chartres, plus grand et distant d’une quarantaine de kilomètres.

Beaucoup se souviennent aussi qu’il y a une dizaine d’années c’est la direction de l’hôpital qui avait imposé les journées de travail de douze heures à la majorité des services pourtant très réticents. Bon gré, mal gré, le personnel avait fini par s’y adapter et personne n’a envie de tout chambouler à nouveau parce que la direction a changé d’avis. Comment se débrouiller avec la garde des enfants par exemple, alors qu’il n’y a plus de crèche, la direction ayant saisi le prétexte d’une baisse de fréquentation de celle de l’hôpital, après le passage en 12 heures, pour la fermer ?

Depuis le 10 février, infirmières, aides-soignantes et ASH sont donc en grève. En fait, les effectifs étant toujours insuffisants, tous sont assignés à leur poste et l’hôpital aurait son apparence habituelle si ce n’étaient les très nombreuses banderoles à l’entrée, les panneaux à chaque étage expliquant les raisons de la colère, ou les pétitions destinées aux visiteurs.

Le personnel moins affecté par ce changement, médecins, employés de l’accueil ou administratifs, est en majorité solidaire, et participe aux actions proposées, comme la manifestation du 25 février, qui a réuni plusieurs centaines de personnes, usagers compris. Une marque de la profondeur du mécontentement est l’importance de la participation aux assemblées générales convoquées certains samedis par les syndicats, entre 100 et 250 personnes.

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