Servair – Roissy : les casiers de salariés perquisitionnés25/11/20152015Journal/medias/journalnumero/images/2015/11/2469.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Servair – Roissy : les casiers de salariés perquisitionnés

Une semaine après les attentats, c’est au nom de l’état d’urgence que, avec la complicité des patrons de la Servair, entreprise fournissant la restauration dans les avions, d’Air France et de Fedex, le préfet de Roissy a autorisé l’ouverture des casiers du personnel. 70 gendarmes de la Gendarmerie des transports aériens (GTA) ont fracturé plus de 2 000 vestiaires de travailleurs de la Servair 1 en une journée. Quelle aubaine pour les patrons de découvrir au cours de ces fouilles dans certains casiers des objets prétendument dérobés au sein de l’entreprise ainsi que des tracts syndicaux !

Depuis des années, les services de police surveillent l’aéroport de Roissy et, entre autres, les salariés qui ont des pratiques religieuses. Des centaines de salariés subissent des enquêtes de police à chaque renouvellement des badges d’accès. Ces enquêtes durent parfois des mois, pendant lesquels le travailleur concerné n’est pas payé, qu’il finisse par récupérer son badge ou pas.

Traiter de voyous des travailleurs quand ils manifestent contre le plan de licenciements en solidarité avec ceux d’Air France, perquisitionner des casiers au nom de la lutte contre le terrorisme et en profiter pour en menacer certains de sanctions et de licenciements : les patrons ne ratent aucune occasion pour tenter de mettre au pas les dizaines de milliers de travailleurs de la zone aéroportuaire. Mais ceux-ci ne sont pas dupes. Il n’est pas sûr que de telles pratiques passent longtemps sans réaction.

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