États-Unis : la justice refuse les soins à Mumia Abu-Jamal30/09/20152015Journal/medias/journalnumero/images/2015/10/2461.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

États-Unis : la justice refuse les soins à Mumia Abu-Jamal

Mumia Abu-Jamal, ancien journaliste et militant des Panthères noires, est emprisonné depuis 1981 pour un crime dont il est de notoriété qu’il ne l’a pas commis. En 2011, la justice a reconnu que son procès n’avait pas été équitable : beaucoup de jurés noirs avaient été récusés et le juge Sabo avait déclaré qu’il allait aider la police « à griller ce nègre ». Mais Mumia n’a pas été rejugé. Et, si sa peine de mort a été commuée en prison à vie, la justice américaine semble maintenant chercher à l’appliquer d’une autre façon.

En effet, il y a peu, Mumia a été sorti de sa cellule d’une prison de Pennsylvanie qui était depuis des années son lieu de vie, où il continuait d’écrire articles ou livres pour se défendre. Il est désormais installé à l’infirmerie de la prison.

Sa santé s’est dégradée. Déjà marqué par un eczéma et un diabète, il est maintenant atteint par une hépatite C. Il existe un traitement contre cette hépatite. Le laboratoire Gilead dispose de pilules qui coûtent 3 euros à fabriquer mais qui sont facturées 700 euros pièce. Le traitement durant trois mois, il faudrait 70 000 euros pour le soigner. Mais l’État de Pennsylvanie refuse de payer cette somme. D’autres États américains acceptent pourtant de le faire, y compris le très réactionnaire État du Texas, champion de la peine de mort, qui fournit ce traitement à ses condamnés, dont certains ont pu ainsi guérir. Mais pas en Pennsylvanie. Une juge de cet État a rejeté la plainte contre ce refus de traitement en minimisant les effets de l’hépatite C.

Mumia Abu-Jamal, qui a perdu 40 kilos, n’en continue pas moins de résister aux pressions. Au début de l’année, une loi avait été prise pour le priver de parole mais, devant les protestations, elle a été abandonnée. Son comité de soutien se mobilise maintenant pour réunir la somme nécessaire à son traitement. En France, cette campagne est relayée par le MRAP.

Mumia Abu-Jamal doit être libéré et correctement soigné !

Pour contacter le MRAP, 43, boulevard Magenta 75010 Paris, ou par Internet : http ://secure.mrap.fr/Soutien-a-Mumia-Abu-Jamal.html
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