11 millions pour le patron de la FNAC : un bonus pour moins d’emplois24/06/20152015Journal/medias/journalnumero/images/2015/06/2447.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

11 millions pour le patron de la FNAC : un bonus pour moins d’emplois

Le patron de la FNAC, Alexandre Bompard, en place depuis fin 2010, devrait bénéficier d’une très grosse prime de onze millions d’euros, grâce à la valeur de près de 200 000 actions qu’il possède.

Bompard a redressé les comptes de la FNAC, qui était déficitaire et est devenue bénéficiaire. Pour cela il a sacrifié des rayons culturels des livres et des disques en misant sur l’introduction du petit électroménager, et surtout il a procédé à des centaines de licenciements, agrémentés de gel des salaires. Ces procédés ont été payants et le cours des actions s’est redressé, notamment les siennes, cependant que nombre de salariés allaient pointer à Pôle emploi.

De nombreuses grèves du personnel ont accompagné la carrière de Bompard, notamment celle du 29 mai dernier, à l’occasion de l’autorisation du travail du dimanche contenue dans la loi Macron. Bompard est un chaud partisan de l’ouverture des FNAC le dimanche et on l’accuse même d’avoir, par son action, été le responsable de l’introduction de cette disposition.

Pour répondre à ses détracteurs, Bompard a déclaré qu’il investirait ces onze millions dans la FNAC. Mais cela ne change rien, il reste toujours propriétaire de ces actions, et il fallait bien qu’il fasse quelque chose de cette somme.

Gattaz, le dirigeant du Medef, a déclaré à propos de cette affaire : « Il faut récompenser le talent (…) il a droit à un bonus. » On se comprend entre patrons : un bonus pour des centaines de licenciements, où est le problème ?

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